Comédie sociale dans la veine des films britanniques connues (Billy Elliot pour ne citer que celui-là), Plus fort que moi (I Swear en anglais) est ce film sur un sujet méconnu au cinéma, le syndrome de Gilles de la Tourette, la maladie des insultes. Si l'acteur, Robert Aramayo, livre une performance incroyable - justement récompensé d'un BAFTA devant Leornardo DiCaprio et Timothée Chalamet - le film n'en demeure pas moins un formidable biopic sur une maladie méconnu. Le sujet est donc original, la musique (des sons pop) demeure entraînante et le tout n'est pas larmoyant, au contraire on rit beaucoup.
Mais, oui, il y a mais, je suis restée quelque peu sur ma faim. Il y a peut-être une bonne trentaine de minutes en trop, le long-métrage mériterait d'être resserré un peu. Alors oui, c'est drôle, mais une insulte, ça passe, 100 au bout d'un moment, ça pèse.
Au final, Plus fort que moi évite l'écueil du pathos, mais peine à convaincre parfois, j'te jure (sans aucun mauvais jeux de mots équivoque). Ne blâmons pas pourtant ce film car il est plutôt bon par son sujet.