Le Diable s'habille en Prada 2 (2026) de David Frankel

Suite du grand succès "Le Diable s'habille en Prada" (2006), qu'on n'attendait plus vraiment mais la mode en suite et remake reste forte tandis que la mode et la haute couture a évidemment évolué depuis vingt ans avec les réseaux sociaux et les influenceurs internet. De surcroît le livre a connu une suite littéraire avec "Vengeance en Prada : le retour du Diable" (2013) de Lauren Weisberger. Néanmoins, si le roman sert de base de travail l'intrigue du livre n'a pas convaincu les producteurs, "jugée moins mordante", il ne s'agit donc pas réellement d'une adaptation. Le réalisateur de l'original, David Frankel reprend du service après avoir réalisé entre temps "Marley et Moi" (2008) ou "Beauté Cachée" (2016), et retrouve à l'écriture sa scénariste originelle, Aline Brosh McKenna devenue une spécialiste de la comédie romantique comme "27 Robes" (2008) de Anne Fletcher, "Morning Glory" (2010) de Roger Michell, "Nouveau Départ" (2011) de Cameron Crowe puis plus récemment "Annie" (2014) de Will Gluck et "Cruella" (2021) de Craig Gillepsie. Notons que si une grande partie de l'équipe se retrouve la Chef costumière Patricia Field nommée à l'Oscar avec le premier opus laisse sa place à Molly Rogers qui était sa collaboratrice... 20 ans ont passé, Miranda Priestley est toujours à la direction du magazine Runway mais elle est fragilisée par des troubles de la mémoire et par le déclin d'une presse qui subit les influenceurs des réseaux sociaux. Pour tenter de relever le magazine, il est fait appel à Andy qui retrouve aussi Emily qui contrôle désormais les financements. Cette fois Miranda doit aussi faire face à un rapport des forces bien plus équilibré... 

Miranda est de nouveau incarnée par Meryl Streep qui retrouve vingt ans après plusieurs partenaires, dont Emily Blunt vue récemment dans "Smashing Machine" (2025) de Benny Safdie et qui a entre temps retrouvé Meryl Streep dans "Into the Woods" (2014) et "Le Retour de Mary Poppins" (2018) tous deux de Rob Marshall, Streep retrouve après aussi "Julie et Julia" (2009) de Nora Ephron l'acteur Stanley Tucci vu dernièrement dans "Conclave" (2024) de Edward Berger et "The Electric State" (2025) des frères Russo et retrouve également après "Sacrées Sorcières" (2020) de Robert Zemeckis leur partenaire Anne Hathaway vue entre temps dans "The Dark Knight Rises" (2012) de Christopher Nolan ou "Eileen" (2023) de William Oldroyd, puis enfin Tracie Thoms vue entre temps dans "Boulevard de la Mort" (2007) de Quentin Tarantino et "Annie" (2014) et qui retrouve encore Emily Blunt après "Looper" (2012) de Rian Johnson, à l'instar du nouveau venu Justin Theroux qui retrouve également Emily Blunt après "La Fille du Train" (2016) de Tate Taylor, puis retrouve après "Charlie's Angels : les Anges se déchaînent" (2003) de McG l'actrice Lucy Liu vu récemment dans "Presence" (2024) de Steven Soderbergh, "Old Guy" (2024) de Simon West et "Red One" (2024) de Jake Kasdan, puis n'oublions pas un autre nouveau, Kenneth Branagh qui retrouve aussi Emily Blunt après "Oppenheimer" (2023) de Christopher Nolan. Citons encore Simone Ashley aperçue dans "La Petite Sirène" (2023) de Rob Marshall mais surtout remarquée grâce à la série TV "La Chronique des Bridgerton" (2022-...), Patrick Brammall surtout vu à la télévision dont les séries TV "Bogan Moyen Supérieur" (2013-2016) ou "Aucune Activité" (2017-2021), Pauline Chalamet (soeur aînée de Timothée Chalamet) aperçue dans "The King of Staten Island" (2020) de Jusdd Apatow ou "Carla et Moi" (2024) de Nathan Silver ou la série Tv "The Sex Lives of College Girls" (2021-2022), B.J. Novak apparu dans "Inglourious Basterds" (2009) de Quentin Tarantino ou "Le Fondateur" (2016) de John Lee Hancock, Conrad Ricamora apparu dans "Ricky Bobby : Roi du Circuit" (2006) de Adam McKay ou "Fire Island" (2022) de Andrew Ahn ou la série TV "Muder" (2014-2020), Rachel Bloom remarquée avec la série TV "Crazy Ex-Girlfriend" (2015-2019) et aperçue dans "L'Ecole du Bien et du mal" (2022) de Paul Feig, Ciara aperçue dans "Crazy Dad" (2012) de Sean Anders et "La Couleur Pourpre" (2023) de Blitz Bazawule, Lady Gaga qui retrouve la haute couture après "House of Gucci" (2021) de Ridley Scott, puis dans son propre personnage une certaine Donatella Versace... Déjà pas fan du premier film il y a vingt ans on ne peut pas dire que nous étions confiant pour cette suite tardive. Et pourtant, il y avait de quoi explorer le sujet après vingt ans d'internet, de réseaux sociaux et de l'arrivée en force des influenceurs mais malheureusement rien de tout ça n'est vraiment exploré, tout juste effleuré avec quelques mots et insinuations par-ci par-là. Non, cette suite reprend les bases du film original avec une seule différence qui serait presque anecdotique : les "Emily" ont pris vingt ans d'expérience et ont à peine vieilli.

Eh oui nous sommes dans le monde de la haute couture et du luxe, là où on ne vieilli pas d'ailleurs les actrices sont des stars et on sourit pas vraiment quand Anne Hathaway, dans une histoire hors de portée du commun des mortels, nous explique qu'elle chine ses vêtements. Le vrai soucis est que le scénario est aussi inepte que le premier, les vingt ans n'apportent rien on reste sur une bataille dans les coulisses des médias et de la mode, avec un postulat de base, un scandale montée en épingle dans le film mais qui parait ridicule voir anecdotique dont une multinationale n'aurait aucun mal à faire oublier. Meryl Streep est une icône qui incarne une icône, c'est l'atout du film rien que pour elle, puis il y a le grand final à Milan (tournage sur la fashion week de septembre 2025 et défilé Dolce&Gabanna printemps-été 2026) offrira les paillettes dans les yeux de la gent féminine passionnée. A part ça pas grand chose à en dire... 

Note :                 

Diable s'habille Prada (2026) David Frankel

09/20