[CRITIQUE] : Amina Bella

[CRITIQUE] : Amina Bella

Réalisateur : Dario Albertini
Avec : Madalina Maria Jekal, Luciano Miele, Enzo Casertano,...
Distributeur : Le Pacte
Budget : -
Genre : Drame
Nationalité : Italien.
Durée : 1h35min
Synopsis :
Gioia a 18 ans. Elle vit avec son père dans un petit village des montagnes où elle travaille comme bergère. Rayonnante et généreuse, elle prend soin de sa communauté en collectant et livrant chaque jour quelques litres d'eau thermale provenant de la source "miraculeuse", bien connue pour ses propriétés thérapeutiques. Un jour, sa vie est bouleversée par un événement tragique qui la mènera loin chez elle, dans une ville qu'elle ne connaît pas, pour aider son père.


Critique :

Sondant la tragédie de belles âmes condamnées à faire face à une addiction sournoise (la dépendance au jeu),#AnimaBella se fait un drame délicat d'une tendresse déchirante vissé sur l'espoir et les efforts de ses protagonistes pour s'affranchir d'une lutte inégale et dévastatrice pic.twitter.com/gINo4sWsJs

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) October 5, 2022

L'addiction au jeu est un fléau commun à notre quotidien, un mal aussi paradoxalement invisible que perceptible à tous les coins de rues, que ce soit au détour d'un bar où d'une papeterie.
La promesse de l'argent facile, le frisson de pouvoir changer de vie en un claquement de doigt, le sentiment illusoire de pouvoir tout maîtriser... jusqu'à ce que cette chimère dévore totalement la raison, et que celle-ci devienne l'esclave du jeu.
Cette dépendance, le cinéaste italien Dario Albertini lui trouve des visages et des corps au coeur de son second long-métrage, Anima Bella, capturé par le prisme de la grâce d'une enfant devenue trop vite adulte (superbe Madalina Maria Jekal) qui se retrouve à devoir sauver un père (attachant Luciano Honey) victime de lui-même même dans un contexte rural italien difficile.
Soit Gioia, 18 ans au compteur et une vie logée au coeur d'un petit village des montagnes où elle travaille comme bergère auprès de son paternel.

[CRITIQUE] : Amina Bella

Copyright Bibi Films


Rayonnante et généreuse, elle prend soin de sa communauté en collectant et livrant chaque jour quelques litres d'eau thermale provenant de la source "miraculeuse", bien connue pour ses propriétés thérapeutiques.
Mais tout bascule lorsque, pour éponger les dettes de jeu de son père, leur bétail est vendu - tout comme ses biens - et qu'elle voit en une cure de désintoxication, l'éclaircie qui viendra les sauver de la pluie même dans une ville aussi hostile qu'inhospitalière...
Sondant la tragédie de belles âmes condamnées à faire face à une pathologie mesquine et harassante, trompant la quiétude d'un monde de bergers et d'artisans devant couler à sa propre vitesse pour fonctionner, Anima Bella se fait un drame délicat vissé sur l'espoir et les efforts de ses protagonistes pour s'affranchir d'une lutte inégale et dévastatrice.
À la lisière du documentaire-vérité cher aux frangins Dardenne, Albertini fait de l'addiction le miroir de la réverbération d'une pierre jetée dans un étang : un mal qui s'étale lentement dans le temps, s'immisce partout et ne laisse jamais personne indemne.
Plus qu'une oeuvre juste et d'une tendresse déchirante, une exposition d'une dépendance qui frappe d'une manière sourde et sournoise n'importe qui, n'importe quand.
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : Amina Bella

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