[CRITIQUE] : Jack Mimoun et les secrets de Val Verde

[CRITIQUE] : Jack Mimoun et les secrets de Val Verde

Réalisateurs : Malik Bentalha et Ludovic Colbeau-Justin
Acteurs : Malik Bentalha Joséphine Japy, Jérôme Commandeur, François Damiens, Benoît Magimel,...
Distributeur : Pathé
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Français.
Durée : 1h30min.
Synopsis :
Deux ans après avoir survécu seul sur l’île hostile de Val Verde, Jack Mimoun est devenu une star de l’aventure. Le livre racontant son expérience est un best-seller et son émission de télévision bat des records d’audience. Il est alors approché par la mystérieuse Aurélie Diaz qui va ramener Jack Mimoun sur Val Verde pour l’entraîner à la recherche de la légendaire Épée du pirate La Buse. Accompagnés de Bruno Quézac, l’ambitieux mais peu téméraire manager de Jack, et de Jean-Marc Bastos, un mercenaire aussi perturbé qu’imprévisible, nos aventuriers vont se lancer dans une incroyable chasse au trésor à travers la jungle de l’île aux mille dangers.


Critique :

Transpirant furieusement l'amour des 80s de tous les pores de sa pellicule, #JackMimounEtLesSecretsDeValVerde incarne un solide divertissement d'aventure à l'ancienne aussi drôle que soigné, un modeste petit bout de cinéma nostalgique et sans prétention au joli capital sympathie. pic.twitter.com/1k2KPlsAfb

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) September 27, 2022

Et si les films d'aventure romantico-exotiques à l'ancienne, redevenait l'une des nouvelles tendances populaires au coeur d'une industrie cinématographique actuelle aussi déconcertante qu'irritante - surtout à Hollywood - dans sa manière de recycler ad vitam aeternam tout concept un tant soit peu fédérateur.
La question a sensiblement le mérite d'être posée d'autant qu'elle implique - une nouvelle fois, c'est vrai - une petite vague de nostalgie vraiment pas désagréable pour tous les spectateurs biberonnés au cinéma des 80s, entre la trilogie originale Indiana Jones, le diptyque Romancing The Stone, le sombre Ladyhawke où encore les pâles - mais jouissives - copies made in Cannon (le diptyque Allan QuatermainLe Temple d'Or,...), sans oublier leur pendant plus juvéniles (Les Goonies, L'Histoire sans Fin, Willow, Princess Bride,...).

[CRITIQUE] : Jack Mimoun et les secrets de Val Verde

Copyright Cody Mcfly


Si le cinéma ricain a lancé les hostilités plus tôt cette année avec les sympathiques Uncharted de Ruben Fleischer mais surtout Le Secret de la Cité Perdue d'Adam et Aaron Nee, qui jouait maladroitement aux équilibristes autant dans son humour que son ton, le tandem Malik Bentalha/Ludovic Colbeau-Justin démontre que le cinéma hexagonal, il fut un temps pas étranger au genre (coucou De Broca, Rappeneau, Oury,...), n'est pas en reste avec le désopilant Jack Mimoun et les secrets de Val Verde, qui transpire furieusement l'amour des 80s de tous les pores de sa pellicule.
Soit l'histoire rocambolesque de Jack Mimoun, estampillé aventurier de l'extrême number one (devant Mike Horn) après avoir survécu seul pendant deux ans sur l’île hostile de Val Verde.
Méga-star (un best-seller et une émission de télévision qui bat des records d’audience), cet Indy Jones bien de chez nous se voit approché par la mystérieuse Aurélie Diaz, bien décidé à le ramener sur Val Verde non pas pour se friter avec le général Esperanza, un Predator où même avec la moustache de Bennett (on t'aime Vernon Wells), mais bien pour y dénicher la légendaire Épée du pirate La Buse - sans doute un cousin de Willy le Borgne.

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Copyright Cody Mcfly


Accompagnés de deux bras cassés qui n'ont rien à lui envier, son manager peu téméraire Bruno Quézac et le mercenaire perturbé Jean-Marc Bastos, il va donc se lancer dans une incroyable chasse au trésor à travers la jungle de l’île aux mille dangers...
De son titre gentiment évocateur (la fictive Val Verde, Steven E. Souza et Joel Silver approuvent) à son affiche citant directement les créations fantastiques de Drew Struzan, en passant par son score citant gentiment ceux de Silvestri et Williams, le premier effort derrière la caméra de Bentalha est volontairement sous influence sans pour autant être totalement écrasé par celle-ci (on est clairement dans l'hommage passionné plus qu'autre chose, ce qui amplifie clairement son capital sympathie) surpassant les fragilités évidentes de son scénario pour mieux incarner une expérience joliment enthousiasmante qui met constamment en valeur ses comédiens et leur excellente alchimie (mention à un duo Jérôme Commandeur/François Damiens littéralement on fire).
Et c'est là toute la force de cette authentique divertissement familial : noué un humour affûté à la bonhomie d'une distribution dont on ressent le plaisir non feint d'être là.

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Copyright Cody Mcfly


Sans trembler, Jack Mimoun et les secrets de Val Verde incarne finalement tout ce que son affiche et sa bande annonce promet : un pop-corn movie à l'ancienne soigné et réellement fun, un divertissement modeste et sans prétention qui ne pète certes jamais dans la soie de l'originalité (et il n'a jamais vraiment cherché à révolutionner le genre non plus... tant mieux), dont la séance est exactement ce à quoi beaucoup d'entre nous aspirent en ces temps plutôt morose.
Vivement la suite ?
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : Jack Mimoun et les secrets de Val Verde

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