[CRITIQUE] : Jumeaux mais pas trop

[CRITIQUE] : Jumeaux mais pas trop

Réalisateurs : Olivier Ducray et Wilfried Meance
Acteurs : Ahmed Sylla, Bertrand Usclat, Pauline Clément, Gérard Jugnot,...
Distributeur : SND
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Français.
Durée : 1h38min.
Synopsis :
33 ans après leur naissance, deux frères jumeaux découvrent soudainement l’existence l’un de l’autre... Pour Grégoire et Anthony, la surprise est d’autant plus grande que l’un est blanc, l’autre noir !
Il y avait une chance sur un million que ce phénomène génétique survienne.
Mais leur couleur de peau est loin d’être la seule chose qui les différencie !
En faisant connaissance, aucun des deux n’a l’impression d’avoir tiré le gros lot…


Critique :

Sous ses contours de divertissement simpliste,#JumeauxMaisPasTrop distille un doux parfum de comédie sociale plutôt charmante, titillant autant les limites du déterminisme social qu'il épouse les valeurs de la fraternité, vissée sur la relation antinomique du joli duo Uclat/Sylla pic.twitter.com/suFJiGsDfs

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) September 26, 2022

Dans l'arsenal promotionnel maladroit d'une comédie française à la propension proprement maladive de vouloir constamment mal se vendre sur son propre territoire (impossible de défendre un sabotage aussi volontaire qu'appliqué au fil du temps), les affiches génériques et peu engageantes sont presque comme le Magnum 44 automatique de ce bon vieux Dirty Harry : une arme absolue qui fait mal et mouche à tous les coups.
Celle du film Jumeaux mais pas trop de Olivier Ducray et Wilfried Meance ne déroge absolument pas à cette règle, cas d'école parmis les cas d'école à tel point que l'on pourrait presque y voir tout le script dégouliner sur ses quatre recoins numérisés : deux hommes que tout oppose sont réunis par la force du destin et vont peu à peu apprendre à s'apprécier, avec quelques rires par-ci, par-là et peut-être même une jolie morale à la fin... rideau et remballer les pop-corns.

[CRITIQUE] : Jumeaux mais pas trop

© SND


S'il est presque impossible pour nos esprits biberonnés au cinéma des 80s, de ne pas gentiment penser à sa vue, au cultissime Jumeaux d'Ivan Reitman (les biscottos de Schwarzy et la gouaille géniale de De Vito en moins), force est d'admettre pourtant que la péloche se révèle bien moins inconsistance que prévue, elle qui s'attache à conter non sans quelques clichés faciles, la rencontre entre deux hommes diamétralement différents (physiquement, socialement et même politiquement), devenus frangins malgré eux.
Mais sous ses contours de buddy movie simpliste, Jumeaux mais pas trop distille un petit parfum de comédie sociale plutôt charmante, titillant autant les limites de l'innéisme et du déterminisme social qu'il épouse les valeurs du bon vivre ensemble et de la fraternité, ici vissée sur la relation antinomique d'un joli duo Uclat/Sylla, à l'alchimie accrocheuse.
Rien de bien nouveau donc, mais fort d'une habile gestion de ses effets (un humour piquant et une émotion sincère qui s'impose sans trembler) et d'une belle galerie de seconds couteaux, le film fait clairement le café et se permet même le luxe de ne pas être boursouflé par un cocktail de bons sentiments indigeste.
La petite surprise de cette fin de rentrée ciné.
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : Jumeaux mais pas trop

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