[CRITIQUE] : Spiritwalker

[CRITIQUE] : Spiritwalker

Réalisateur : Yoon Jae-geun
Acteurs : Kyesang Yoon, Lim Ji-yeon, Park Yong-woo,...
Distributeur : Métropolitain FilmExport
Budget : -
Genre : Thriller, Action, Fantastique.
Nationalité : Sud-coréen.
Durée : 1h49min.
Synopsis :
Condamné à changer de corps toutes les douze heures, Kang I-an recherche les traces de son moi originel, alors que tout le monde tente de le tuer… Quelle que soit son enveloppe corporelle.


Critique :

Même s'il offre, paradoxalement, une sorte de sentiment de déjà-vu esthétique via sa patine familière, #Spiritwalker n'en est pas moins un actionner spectaculaire et survitaminé à l'action impactante, qui privilégie son exécution à une intrigue SF et existentielle trop complexe. pic.twitter.com/c1OJo2mwbN

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) September 11, 2022

À la différence d'un cinéma américain qui traite désormais, au-delà des bouteilles lancées à la mer par les vieux briscards du genre, le cinéma d'action avec un dédain rarement poli, le cinéma sud-coréen, tout comme ses voisins hongkongais et japonais, continue de célébrer avec des concepts aussi familiers qu'ils sont parfois gentiment corsés.
C'est la limonade annoncée par l'excellent Spiritwalker de Yoon Jae-geun, un actionner burné saupoudré de polar et de fantastique, sorte de rejeton bien luné de Memento et de Code Quantum avec un doigt de Jason Bourne, où changer de corps n'est pas la faute de la physique quantique...
Soit l'histoire de Kang I-an, un homme qui se réveille au milieu d'un accident de voiture, dans un corps qu'il ne reconnaît pas et sans connaître sa propre identité.
Toutes les douze heures, son "ame" saute dans un autre corps, l'obligeant à découvrir à nouveau qui il est. 
Maos alors qu'il recherche les traces de son moi originel, tout le monde tente de le tuer, peut importe son enveloppe corporelle...

[CRITIQUE] : Spiritwalker

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Donnant intelligemment la priorité à son exécution et ses contours spectaculaires (de solides combats au corps à corps couplés à des gunfights et des courses-poursuites entraînantes) qu'à une intrigue SF et existentiel complexe, où les moindres petits détails almambiqués sont lentement mais surement distillés au fil de l'histoire (qui tourne in fine autour d'une drogue de rue de haute technologie originaire de Thaïlande qui provoque des hallucinations et une séparation du corps et de l'âme), Yoon Jae-geun et son rythme effréné va strictement à l'essentiel (même s'il s'empêche de facto, d'explorer de manière plus approfondie les questions d'identité que titille son concept), catapultant son héros au coeur d'un univers paranoïaque où personne ne semble jamais vraiment être qui il est (comme les corps et les âmes, sans cesse chamboulés).
Même s'il offre paradoxalement une sorte de sentiment de déjà-vu esthétique via sa patine très lisse et familière, Spiritwalker n'en est pas moins un petit bout de cinéma spectaculaire et survitaminé à l'action impactante, une balade enthousiasmante certes un brin étirée mais qui vaut pleinement son pesant de pop-corn.
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : Spiritwalker

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