[CRITIQUE] : Amants super-héroïques

[CRITIQUE] : Amants super-héroïques

Réalisateur : Paolo Genovese
Acteurs : Jasmine Trinca, Alessandro Borghi, Greta Scarano,...
Distributeur : L'Atelier Distribution
Budget : -
Genre : Comédie, Drame, Romance.
Nationalité : Italien.
Durée : 2h00min
Synopsis :
L’histoire d’un couple : Anna, une dessinatrice à la personnalité impulsive et anticonformiste, et Marco, un professeur de physique convaincu que tout est régi par une formule mathématique. Une comédie sentimentale sur les couples et l’effet du temps qui passe sur leurs relations, posant une question simple mais profonde : quels superpouvoirs faut-il avoir pour s’aimer toute une vie ?


Critique :

#AmantsSuperHéroiques où un sympathique mais oubliable drame sur deux êtres contraires mais complémentaires, qui pêche par la faute à une narration alternant flash-forwards et flashbacks à foison, faisant du film un patchwork romantico-maladroit malgré le joli duo Trinca/Borghi. pic.twitter.com/XL0grQtb8T

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) August 3, 2022

Sacré été ciné 2022 pour la merveilleuse Jasmine Trinca, puisqu'en l'espace d'une poignée de jours la comédienne et cinéaste apparait dans pas moins de deux efforts : son premier long-métrage, Marcel !, singulier mélo croquant le difficile processus de (re)découverte mutuelle entre une mère et sa fille, entre sublimation d'une absence et quête désespérée de reconnaissance et d'affection; et Amants super-héroïques de l'éclectique cinéaste romain Paolo Genovese, qui met en images son propre roman éponyme.
Malheureusement, l'effort de Genovese n'est pas fondamentalement logé sous le même astre de réussite que Marcel !, lui qui épouse sans originalité les tropes faciles de la comédie romantique sondant les fondements de la relation amoureuse et de la vie de couple, dont le charme opère néanmoins grâce à l'alchimie réelle qui unit ses deux interprètes, Trinca et Alessandro Borghi.

[CRITIQUE] : Amants super-héroïques

Copyright L'Atelier Distribution


On y suit donc la romance assez poignante et passionnée entre l'anticonformiste Anna (une dessinatrice de carrière qui a peur de perdre sa liberté) et le plus pragmatique Marco (un physicien qui affirme avec conviction que le temps n'est au fond qu'une illusion), deux êtres borderline aussi contraires qu'ils sont complémentaires, et qui trouveront non sans de nombreux rebondissements, l'équilibre dont ils ont besoin dans cette amour mutuel.
Familier et prévisible, le film ne perd pas tant son auditoire dans sa manière de cocher les cases de sa longue feuille de route (deux bonnes heures de bobines) dont on reconnaîtra aisément ses influences (surtout dans sa déchirante dernière partie), mais bien dans sa narration bordélique alternant flash-forwards et flashbacks à foison, patchwork mal luné dont la musique omniprésente fini d'achever les plus téméraires.
Dommage tant le film rend hommage à tous ces couples qui, avec attachement et ténacité, parviennent à résister aux affres de la vie et du temps, les vrais " super-héros " du réel qui comprennent que l'amour est un cadeau qui se mérite et que l'on doit préserver.
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : Amants super-héroïques

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