[CRITIQUE] : Boum Boum

[CRITIQUE] : Boum Boum

Réalisatrice : Laurie Lassalle
Acteurs : -
Distributeur : JHR Films
Budget : -
Genre : Documentaire.
Nationalité : Français.
Durée : 1h50min.
Synopsis :
"Je rencontre Pierrot à l’automne 2018. Quelques semaines après, nous manifestons ensemble au coeur du mouvement des Gilets jaunes. La terre tremble et nos coeurs aussi. Nos corps se mêlent à des milliers d’autres qui expriment leur colère dans la rue tous les samedis, des mois durant."


Critique :

Entre la colère et les lacrymos, avec #BoumBoum, dénué de toute afféteries putassières, Laurie Lassalle capture son double engagement du coeur dans une alliance délicate entre passion et révolte, en scrutant l'intimité douce d'un amour naissant au milieu des pavés fracassés. pic.twitter.com/VLyj2a2KGc

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) June 23, 2022

D'Un Peuple à Un Pays qui se tient sage en passant par J'veux du soleil, le mouvement des gilets jaunes a autant marqué l'histoire politique et sociale récente de notre pays, qu'impregné le septième art à coups de documentaires et de fictions nous amenant souvent au plus près d'un mouvement populaire dont on ne peut que comprendre la légitime gronde face à une politique toujours aussi sourde face à la douleur des plus démunis.
Force est d'admettre pourtant que le prisme choisi par Laurie Lassalle pour son documentaire Boum Boum, son premier effort au titre dont l'onomatopée a justement une double résonance totalement volontaire, est plutôt originale, tant elle fait se fusionner mouvement protestataire et passion amoureuse, où quand manifester les samedis dans la capitale l'a amené à tomber amoureuse d'un manifestant parisien, Pierre.
Après tout, l'amour n'est finalement jamais tant éloigné du cri du coeur de ceux qui ne peuvent plus exprimer leur détresse et leur colère autrement qu'en laissant parler leurs (res)sentiments à nu, sur les bitumes et trottoirs d'une ville symbole, la " capitale des amoureux " dit-on.

[CRITIQUE] : Boum Boum

Copyright JHR Films


En s'inscrivant au coeur même de la lutte et de la révolte dans un rythme à la fois tranquille et urgent, comme celui d'un coeur amoureux, Lassalle, qui brouille les pistes de sa temporalité (nous savons que la narration se passe pendant les samedis de manifestations, mais nous ne savons pas lesquels), retranscrit le chaos d'une fracture sociale toujours aussi béante en y apportant une touche d'humanité encore plus prégnante, cette romance qui se fait autant le fil conducteur que le point d'ancrage d'un mouvement que nombreux d'entre-nous observait de loin, souvent par peur d'être victime d'une violence (pas uniquement policière, même si c'est celle-ci qui est le plus pointée du bout de la caméra dans le documentaire) qui est ici jamais tu.
Entre la colère et les lacrymos, Boum Boum, dénué de toute afféteries modernes et/où putassières, capture son double engagement du coeur dans une alliance délicate entre passion et révolution, scrutant l'intimité et la douceur empathique d'un amour improbable naissant au milieu des pavés fracassés et désenchantés.
L'amour est censé être plus fort que tout, après tout...
Jonathan Chevrier
[CRITIQUE] : Boum Boum

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