En corps

Par Dukefleed
Rat des villes et rat des champs

Elise est première danseuse à l’Opéra de Paris ; victime d’une blessure, elle doit renoncer à sa carrière. A moins que, car la jeune femme est résiliente, elle rebondisse là où on ne l’attend pas : la danse contemporaine. Ce film construit des ponts entre les générations, entre parents et enfants, entre danse classique et danse contemporaine.

Depuis 40 ans, Cédric Klapish, génération après génération, est le cinéaste de la jeunesse. Et avec ce film, parmi ses tout meilleurs, il n’a pas pris une ride. Ses personnages parlent toujours aussi bien de leurs temps et grâce à eux Klapish donne à voir l’évolution de la société sur plusieurs décennies. Ici, et dès la première scène sur et autour de la scène de l’Opéra, il décline sa grammaire de mise en scène à merveille. Les premières minutes filmées comme un thriller et d’autres plans très malins jalonneront tout le film ; dont celui du père d’Elise assistant pour la première fois à une séance de répétition de danse contemporaine de sa fille.

Juste de bout en bout, sans fausse note, ni mièvrerie ; ce feel good movie fait la part belle aux relations humaines et nous laisse de bonne humeur une fois le clap de fin. Tout le monde est resté assis dans la salle jusqu’à la fin du générique ; c’est assez rare pour le dire. Ce film a une énergie et une joie communicative et donne une image positive et optimiste de la jeunesse ; ceci explique cela. Et la jeune danseuse, Marion Barbeau, dans son propre rôle y est pour beaucoup aussi bien dans les scènes de danse que dans la comédie ; elle est attachante. Cédric Klapisch parsème aussi son film de moments de comédie légère ; pour cela il s’appuie sur une pléiade de seconds rôles très inspirés (Pio Marmai, Francois Civil, Denis Podalydès, Muriel Robin, …).

Un film indispensable de l’année cinématographique.

Sorti en 2022

Ma note: 18/20