Onoda - 10000 nuits dans la jungle

Onoda - 10000 nuits dans la jungleEndoctrinement XXL

J’avais envie de voir ce film présenté par beaucoup comme un film phare de l’année cinématographique. Cette histoire est inspirée de la vie réelle d’un officier japonais (Onoda) qui en 1944 est envoyé avec ses troupes sur une île des Philippines pour la défendre contre les américains. Le jeune homme formé par les forces spéciales est sacrément endoctriné et ce que le film va s’évertuer de nous montrer durant 3 heures. Comme il n’a pas souhaité ou pu, là c’est flou, se faire sauter en mode kamikaze sur un navire US ; il va mener sa mission avec un zèle sans limite. De sa troupe, il finira par rester seul dans les 6 dernières années des 30 qu’il passera dans la jungle à attendre un ennemi hypothétique puisque la guerre est finie depuis longtemps.

Ce film est une immersion dans un esprit touché par la folie d’un patriotisme sans mesure qui conduit à l’aliénation de soit même. C’est très intéressant mais on en fait vite le tour malgré tout. Surtout que le scénario n’explore pas de nombreuses pistes qui auraient pu donner de la profondeur à ce personnage hors norme. Que faisaient-ils tous de leurs journées ? Pourquoi ne pas exploiter la sexualité de cet homme qui en plus est resté longtemps en binôme avec son plus proche compagnon d’armes ? Il y avait matière à apporter un peu d’ambiguïté ou de questionnement sur ce qui l’animait au-delà de cette mission. On voit une femme apparaitre dans leur vie après des années en vase clos ; cette situation donne lieu à une exploitation assez convenue de ce qui aurait dû être un ressort scénaristique fort. Idem pour les rencontres avec les autochtones ; Harari (le metteur en scène) nous présente Onoda et ses compagnons comme des victimes. C’est oublié, mais c’est le but de fiction aussi, qu’ils ont tué une trentaine de personnes en 30 ans et pas uniquement par légitime défense.

Au final un peu déçu par ce film assez sage et bien trop conventionnel pour crier au chef d’œuvre. Un moment sympa dont on ne retiendra pas grand-chose sur la longueur

Sorti en 2021

Ma note: 12/20
 


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