[CRITIQUE] : Princesse Dragon

[CRITIQUE] : Princesse Dragon

Réalisateurs : Jean-Jacques Denis et Anthony Roux (Tot)
Avec : avec les voix de Lila Lacombe, Kaycie Chase, Jérémie Covillault,...
Distributeur : Gebeka Films
Genre : Animation.
Nationalité : Français.
Durée : 1h14min
Synopsis :
Poil est une petite fille élevée par un puissant dragon. Mais lorsque son père doit payer la Sorcenouille de son deuxième bien le plus précieux, c’est Poil qu’il offre, plongeant sa fille dans une infinie tristesse et l’obligeant à fuir la grotte familiale. Poil se lance alors dans un voyage à la découverte du monde des hommes. À leur contact, elle apprendra l’amitié, la solidarité, mais aussi la cupidité qui semble ronger le cœur des hommes.


Critique :

Que ce soit par son animation à l'ancienne, de ses décors flamboyants aux dessins soignés à sa 2D vintage, #PrincesseDragon, certes très classique, incarne un joli et intelligent moment de cinéma familial, prônant un beau et bienveillant message de tolérance face à la différence. pic.twitter.com/o5mYdm7VlX

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) December 18, 2021

Petite firme d'animation made in France qui commence gentiment mais sûrement à faire son trou, les studios Ankama ont jusqu'à présent fait preuve d'une sacré ambition et ce, même si le public n'a pas encore su le récompenser à sa juste valeur, la faute - sans doute - à des propositions peut-être pas totalement tout public - Mutafukaz -, ou alors à la cible trop restreinte - Dofus - Livre I : Julith.
C'est ce qui a poussé le tandem Anthony " Tot " Roux et Jean-Jacques Denis à opérer un virage à 180° (ou presque) et de s'extirper de leur zone de confort délurée, avec leur nouvel effort, Princesse Dragon, en visant pleinement les tout petits au travers d'un divertissement résolument plus simple - mais pas simpliste, attention - et coloré, dont les références marquées sauteront aux yeux des plus grands.
L'histoire suit celle d'un grand dragon dormant sur un tas de pièces d'or et ayant une haine profonde envers l'homme et sa cupidité (think Smaug), qui désespère de ne pas pouvoir être père.
Déterminé, il va faire un pacte un brin louche avec une sorcière-grenouille, Sorcenouille (tout est dans le nom), qui lui permettra d'avoir trois petits rejetons draconiques : Rock et Zéphyr, deux petits dragons de pierre et d'air, mais surtout Poil, une enfant humano-draconique aux cheveux vert capable de cracher du feu et de planer.

[CRITIQUE] : Princesse Dragon

Copyright Gebeka Films


Si sa nature anthropomorphe n'est résolument pas du goût de son paternel, elle trouve néanmoins un soutien et une amitié auprès de la jeune Princesse, la princesse du royaume dont le père convoite ardemment, le trésor du dragon...
Privilégiant intelligemment une mythologie plus fonctionnelle pour ne pas perdre trop vite son jeune auditoire (même si l'on aurait pas cracher sur un poil plus d'épaisseur), au coeur d'un conte fantastique aussi épuré (1h15 montre en main) qu'il est embaumé par l'aura des oeuvres charnières du studio Ghibli (voire de la prometteuse firme Cartoon Saloon, dont le tout récent Le Peuple Loup), Princesse Dragon se fait un conte de fées joliment sensible, généreux et épique, porté par une solide technique qui masque - tout comme son humour bien dosé - plutôt bien la prévisibilité de sa narration.
Que ce soit par son animation à l'ancienne, ses décors flamboyants aux dessins soignés ou sa 2D vintage (dont la colorimétrie minutieuse force intimement le respect), son score harmonieux signé Pierre-Jean Beaudoin ou même son rythme étonnamment fluide; Princesse Dragon au demeurant linéaire, regorge de qualités et incarne un joli et intelligent moment de cinéma familial, prônant de tous les pores de sa pellicule un beau et bienveillant message de tolérance face à la différence.
Jonathan Chevrier
[CRITIQUE] : Princesse Dragon

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