[CRITIQUE] : Eugénie Grandet

[CRITIQUE] : Eugénie Grandet
Réalisateur : Marc Dugain
Acteurs : Joséphine Japy, Olivier Gourmet, Valérie Bonneton, César Domboy,...
Distributeur : Ad Vitam
Budget : -
Genre : Historique, Drame.
Nationalité : Français.
Durée : 1h45min.
Synopsis :
Nouvelle adaptation du roman Eugénie Grandet d'Honoré de Balzac
Felix Grandet règne en maître dans sa modeste maison de Saumur où sa femme et sa fille Eugénie, mènent une existence sans distraction. D’une avarice extraordinaire, il ne voit pas d’un bon œil les beaux partis qui se pressent pour demander la main de sa fille. Rien ne doit entamer la fortune colossale qu’il cache à tous. L’arrivée soudaine du neveu de Grandet, un dandy parisien orphelin et ruiné, bouleverse la vie de la jeune fille. L’amour et la générosité d’Eugénie à l’égard de son cousin va plonger le Père Grandet dans une rage sans limite. Confronté à sa fille, il sera plus que jamais prêt à tout sacrifier sur l’autel du profit, même sa propre famille...

Critique :

Dominé par le joli trio Olivier Gourmet/Joséphine Japy/Valérie Bonneton,#EugénieGrandet version Dugain conserve la structure d'études de moeurs façon satire du patriarcat du texte d'origine, tout en s'offrant une patine féministe et contemporaine plus ambiguë qu'elle n'en a l'air pic.twitter.com/GxBVsXlR4i

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) October 5, 2021

Il y a quelque chose d'assez frustrant - voire limite d'aberrant - dans l'idée de se dire qu'au-delà du fait qu'elles soient plutôt rares (et encore plus rarement réussites), les adaptations sur grand écran de l'oeuvre d'Honoré de Balzac trouvent étrangement le moyen de se tirer dans les pattes entre elles, la faute à une distribution aussi chargée que maladroite.
En ce riche mois d'octobre ciné, tout le monde n'a déjà d'yeux ou presque - et c'est plutôt justifié cela dit - pour le brillant Illusions Perdues de Xavier Giannoli, en omettant presque que le tout aussi excellent Eugénie Grandet de Marc Dugain (sixième adaptation au compteur pour cette oeuvre), lui aussi adapté du roman éponyme du célèbre auteur, à déjà pointé le bout de son nez dans les salles obscures hexagonales, et mérite lui aussi un tant soit peu d'attention.
À l'instar de son fantastique L’Echange des Princesses, d'après le roman éponyme de Chantal Thomas, le cinéaste réussit l'équilibre plutôt ardu d'injecter juste ce qu'il faut de modernité dans un récit dont il ne trahit jamais totalement la prose ni le sens - même s'il jouit d'une évidente liberté.

[CRITIQUE] : Eugénie Grandet

Copyright Ad Vitam


Fidèle à Balzac (on retrouve toujours en son coeur, l'avarice féroce d'un père de famille régnant en maître sur ses terres et sa fortune cachée, prêt à sacrifier le bonheur des siens et surtout de sa fille, pour quelle se marie avec un bon parti qui ne dilapiderait pas son propre argent), tout en insérant quelques bribes actuelles salvatrice (la naissance du capitalisme flirtant intimement avec l'autoritarisme de l'homme sur la femme, la condition des femmes d'hier opposée aux combats féministes d'aujourd'hui), le film se fait le récit épuré et austère d'une émancipation aussi forte qu'elle est pétri de désillusions d'une âme délicate mais frondeuse, en quête de liberté.
Dominé par les superbes interprétations du trio Olivier Gourmet (incroyablement abject)/Joséphine Japy/Valérie Bonneton, Eugénie Grandet sauce Marc Dugain conserve la formidable structure d'études de moeurs façon satire du patriarcat du matériau d'origine, tout en s'offrant une patine féministe et contemporaine plus ambiguë qu'elle n'en a l'air.
Une jolie réussite.
Jonathan Chevrier
[CRITIQUE] : Eugénie Grandet

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