[Y-A-QUOI A LA TELE CETTE SEMAINE ?] : #142. Semaine du 12 au 18 Septembre

[Y-A-QUOI A LA TELE CETTE SEMAINE ?] : #142. Semaine du 12 au 18 Septembre
Chaque semaine je continue à faire — pour vous — le tour des programmes TV en extirpant de tout cela une offre cinématographique autour de trois œuvres. Mais, je vais aussi vous proposer des contre-programmations ainsi que des secondes parties de soirée pour les cinéphiles insomniaques.

Semaine du 12 Septembre au 18 Septembre.
[Y-A-QUOI A LA TELE CETTE SEMAINE ?] : #142. Semaine du 12 au 18 Septembre
Dimanche 12 Septembre. L’homme de Rio de Philippe de Broca sur TF1SeriesFilms.
Le deuxième classe Adrien Dufourquet est témoin de l’enlèvement de sa fiancée Agnès, fille d’un célèbre ethnologue. Il part à sa recherche, qui le mène au Brésil, et met au jour un trafic de statuettes indiennes.
Forcément, évidemment, obligatoirement, je me devais de choisir un Belmondo pour cette semaine cinéma. Et si ces derniers jours les diffusions de sa filmographie se sont multipliées, j’ai la chance de pouvoir évoquer l’un de mes films préférés du Magnifique : L’homme de Rio. Découvrir ou redécouvrir l’œuvre de de Broca est un enchantement de chaque instant. Cinéma populaire oui, mais exigeant vis-à-vis de ses spectateurs, l’Homme de Rio est un récit Tintin-esque (les références y sont nombreuses), qui cherche avant tout à capter un mouvement perpétuel et agite ses inspirations. Quelque part entre du James Bond et du Alfred Hitchcock tout en annonçant — sans le savoir — Indiana Jones. Génial et doté d’un Belmondo à la classe innée, traversant chaque scène avec panache et bonhommie.
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Jeudi 16 Septembre. Les Evadés de Frank Darabont sur TF1SeriesFilms.
En 1947, Andy Dufresne, un jeune banquier, est condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa femme et de son amant. Ayant beau clamer son innocence, il est emprisonné à Shawshank, le pénitencier le plus sévère de l’Etat du Maine. Il y fait la rencontre de Red, un Noir désabusé, détenu depuis vingt ans. Commence alors une grande histoire d’amitié entre les deux hommes…
Frank Darabont fait partie des rares cinéastes à avoir su adapter Stephen King, et à plusieurs reprises. Mais comment fait-il ? Les Evadés est un film qui ne précipite jamais son récit afin de mieux en capter toute l’émotion. C’est dans ce temps long que se niche toute la richesse des adaptations de Darabont. En Effet, derrière la dénonciation d’un système où les individus perdent leur identité et toute forme de dignité ; le cinéaste tente de coller au plus près de ses personnages, afin d’en capter le moindre détail, mais surtout pour en faire la colonne vertébrale de nos émotions. C’est ici même que Darabont vient transcender la nouvelle originale de King, en capturant et décuplant un de ses aspects, tout en cultivant une poésie tout en sobriété qui vient émailler l’œuvre et lui donner un humanisme renversant.

[Y-A-QUOI A LA TELE CETTE SEMAINE ?] : #142. Semaine du 12 au 18 Septembre
Vendredi 17 Septembre. Jean-Christophe et Winnie de Marc Forster sur Gulli.
Le temps a passé. Jean-Christophe, le petit garçon qui adorait arpenter la Forêt des Rêves bleus en compagnie de ses adorables et intrépides animaux en peluche, est désormais adulte. Mais avec l’âge, il est devenu sérieux et a perdu toute son imagination. Pour lui rappeler l’enfant attachant et enjoué qu’il n’a jamais cessé d’être, ses célèbres amis vont prendre tous les risques, y compris celui de s’aventurer dans notre monde bien réel…
Il y a en Jean-Christophe et Winnie les germes d’une autre œuvre de Marc Forster : Neverland. En effet, les deux longs-métrages tiennent à montrer toute la préciosité de notre imagination. Ici cela prend la forme d’un récit d’une grande délicatesse, qui évite de trop en faire, pour mieux aborder des thématiques autour de notre rapport à l’enfance; l’importance des liens et la beauté qui se dégage de notre part d’enfance toujours là quelque part. Tout cela dans une esthétique très 50’s qui mélange élégamment prise de vue réelle et images de synthèses avec Winnie et ses amis. Si le film ne surprend pas tellement au niveau du récit qu’il déroule il dégage une tendresse, une humanité et une chaleur qui emporte tout.

Thibaut Ciavarella

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