[CRITIQUE] : Jungle Cruise

[CRITIQUE] : Jungle Cruise

Réalisateur : Jaume Collet-Serra
Acteurs : Dwayne Johnson, Emily Blunt, Jack Whitehall, Jesse Plemons, Edgar Ramírez, Paul Giamatti,...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : -
Genre : Aventure.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h08min.
Synopsis :
Chercheuse intrépide, la doctoresse Lily Houghton quitte Londres pour explorer la jungle amazonienne à la recherche d’un remède miraculeux. Pour descendre le fleuve, elle engage Frank Wolff, un capitaine roublard aussi douteux que son vieux rafiot délabré. Bien décidée à découvrir l’arbre séculaire dont les extraordinaires pouvoirs de guérison pourraient changer l'avenir de la médecine, Lily se lance dans une quête épique. L’improbable duo va dès lors affronter d’innombrables dangers - sans parler de forces surnaturelles - dissimulés sous la splendeur luxuriante de la forêt tropicale. Alors que les secrets de l’arbre perdu se révèlent peu à peu, les enjeux s’avèrent encore plus grands pour Lily et Frank. Ce n’est pas seulement leur destin qui est en jeu, mais celui de l’humanité tout entière…


Critique :

Ne cherchant jamais à renouveler le genre, tant il vise même totalement l'opposé (faire du neuf en piochant dans les vieux pots des succès d'antan),#JungleCruise charme pourtant son auditoire en jouant la carte de la petite évasion familiale à l'ancienne, nostalgique et dynamique pic.twitter.com/apUQEbYF98

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) July 28, 2021

Aussi ubuesque que cela puisse paraître, nous vivons à une époque où parfois, tout ce qu'il faut pour faire un film (pas grand chose argueront les réfractaires aux productions Hollywoodiennes), se trouve dans une simple attraction du parc à thèmes Disney.
Et plus extraordinaire encore, ses extensions furieusement corporatives peuvent déboucher sur des excellents divertissements populaires, comme la franchise Pirates des Caraïbes (surtout la trilogie mère), Tomorrowland de Brad Bird ou... Jungle Cruise de Jaume Collet-Serra, qui sous ses fausses allures de vilain petit canard du studio aux grandes oreilles (il avait déjà été repoussé de plusieurs mois avant même l'arrivée de la pandémie du Covid-19), mais surtout de pure création d'un algorithme fatigué, réserve plus d'une jolie surprise.

[CRITIQUE] : Jungle Cruise

Copyright 2020 Disney Enterprises, Inc. All Rights Reserved. / Frank Masi


Basé de manière très lointaine sur l'attraction éponyme (une balade en bâteau qui n'a pourtant aucun potentiel cinématographique sur le papier), le film s'articule sur l'aventure en plein boom de la Première Guerre mondiale, de Lily Houghton, une chercheuse/scientifique qui n'est pas respectée dans son métier pour le simple fait quelle soit une femme, qui a non seulement du caractère mais qui s'amuse aussi a défier les conventions passéistes de l'Angleterre du début du siècle dernier (et sacrilège, elle porte des pantalons).
Avec son frère Mcgregor, aimant mais définitivement pas aventurier, elle se rend au Brésil à la recherche de l'Arbre de vie, qui aurait de mystérieux pouvoirs de guérison - une Fontaine de Jouvence bis en somme.
C'est là-bas qu'ils font la rencontre de Frank " Skipper " Wolf, un capitaine de bateau à vapeur un brin bougon, qui les aide à contrecœur dans leur voyage en les conduisant au coeur de l'Amazonie, ou la nature elle-même ne sera pas le plus dangereux de leurs ennemis...
Ne cherchant jamais à renouveler le genre, tant il vise même totalement l'opposé (faire du neuf avec/dans les vieux pots des succès d'antan) en pillant allègrement aussi bien dans les réserves d'Indiana Jones - nazis en prime - que de The African Queen (look calqués compris), sans oublier une dynamique de couple sarcastique convoquant directement Romancing The Stone; Jungle Cruise aurait très bien pu voguer droit dans une falaise, même avec l'abattage " Boggartien " et " Hepburnien " du tandem Johnson/Blunt, qui cabotinent joyeusement comme dans chacune de leurs escapades chez Disney.

[CRITIQUE] : Jungle Cruise

Copyright 2020 Disney Enterprises, Inc. All Rights Reserved. / Frank Masi


Et pourtant, la puissance pure et agréable qui règne à l'écran, sorte d'assurance sereine autant de son statut de séance superficielle (voire même manquant cruellement de sincérité) que de son penchant nostalgique furieusement accrocheur, fait que la magie opère étrangement sur un auditoire pas forcément dupe ni brusqué plus que cela par sa formule éprouvée, ou même son intrigue férocement prévisible.
Emballé dans une bravoure haletante malgré quelques CGI douteux et autres maladresses narratives (le coming-out murmuré mais jamais totalement assumé par le dandy Mcgregor, solidement campé par Jack Whitehall), Jungle Cruise demande implicitement ce qui clocherait en 2021, avec l'idée de se faire une petite évasion familiale à l'ancienne.
À sa vision, franchement pas grand chose, et un tel plaisir fugace ne se boude pas le moins du monde.
Jonathan Chevrier
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