[CRITIQUE] : Ainbo, Princesse d’Amazonie

[CRITIQUE] : Ainbo, Princesse d’Amazonie

Réalisateurs : Richard Claus et José Zelada
Acteurs : avec les voix d'Audrey Lamy, Lola Raie, Bernardo De Paula,...
Distributeur : Le Pacte
Budget : -
Genre : Animation, Aventure, Famille.
Nationalité : Péruvien, Néerlandais.
Durée : 1h24min.
Synopsis :
Née au cœur de la forêt amazonienne, Ainbo n’a que 13 ans mais rêverait d'être la meilleure chasseuse de tout Candamo. Aussi se lance-t-elle au mépris de tous les dangers dans la lutte contre la déforestation, ce terrible fléau qui menace sa terre natale. Heureusement, elle sait que pour vaincre ses ennemis, coupeurs d'arbres et chercheurs d'or, elle pourra compter sur ses guides spirituels magiques : Vaca, un tapir aussi costaud que maladroit et Dillo, un tatou espiègle.


Critique :

Pétri de bonnes intentions avec son récit pédagogique sur les ravages de la déforestation et la protection de l'environnement, #AinboPrincessedAmazonie pêche cependant dans son exécution foutraque, cacophonie narrative tronquée par ses emprunts familiers et ses figures imposées. pic.twitter.com/izhdvmKuv4

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) July 15, 2021

Il y a quelque chose d'assez rassurant à l'idée que la protection de l'environnement commence à tranquillement mais sûrement faire sa place au sein du cinéma d'animation occidental, là où depuis plusieurs décennies, il a déjà une présence plus que naturelle dans le cinéma asiatique.
Reste que si plusieurs films l'abordent avec une vision frontale et directe, d'autres traite le sujet, parfois à tort, de manière un poil détourné en plaçant bien plus l'attention sur l'aventure et non sur l'importance de son message, aussi évocateur soit le cadre ou l'histoire choisie; et c'est un peu cet écueil qui cueille justement Ainbo, Princesse d'Amazonie du tandem Richard Claus/José Zelada.
Si l'écologie n'est pas tant un alibi scénaristique qu'une motivation trop souvent tronquée par une intrigue maladroite et foutraque, ou se confond une pluie de sous-intrigues un poil ennuyeuses et de nombreuses velléités mythologiques pas totalement digérées - ni même convenablement amenées -; le film se perd avant tout dans sa prévisibilité et sa volonté - louable sur le papier - de vouloir tout aborder quitte à se perdre.

[CRITIQUE] : Ainbo, Princesse d’Amazonie

Copyright Le Pacte 2021


Pourtant, tout partait véritablement du bon pied, avec son introduction ludique et émotionnellement étonnante (une amitié contrariée par la force contraignante d'une responsabilité ancestrale), au coeur d'une jungle amazonienne aux croyances palpables, frappée par une réalité apocalyptique jamais masquée (la menace du réchauffement climatique et de la déforestation), ou une héroïne férocement attachée à ses racines (entre Vaïana et Pocahontas), multipliait les péripéties plus ou moins attendues au sein d'une aventure familière et gentiment sous la tutelle de la firme aux grandes oreilles.
Mais tout vire vite à la cacophonie (trop) familière et à la pédagogie mal assurée, ou les figures imposées (sidekicks comico-spirituels, romance faisandée,...) viennent perturber une narration déjà fragile psychologiquement et bien trop facile dans ses résolutions (et que dire de l'écriture limitée des personnages).
Totalement tourné vers les plus petits - ce qui ne justifie pas tout -, avec son animation aussi colorée (les paysages sont réussis même si un poil statique) qu'elle est figée (les visages manquent cruellement d'expressions); Ainbo, Princesse d'Amazonie à beau ne pas manquer de coeur et d'ambitions/bonnes intentions, son exécution le relègue continuellement au rang de sympathique mais un poil insignifiante séance familiale.
Il n'en reste pas moins plus digeste - aussi bien pour les parents que pour leurs bambins -, que le récent Les Croods 2...
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : Ainbo, Princesse d’Amazonie

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