[CRITIQUE] : Beyond the Infinite Two Minutes

[CRITIQUE] : Beyond the Infinite Two Minutes

Réalisateur : Junta Yamaguchi
Acteurs : Kazunari Tosa, Aki Asakura,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Comédie, Science-fiction.
Nationalité : Japonais.
Durée : 1h10min
Synopsis :
Est-ce que deux minutes comptent comme un voyage dans le temps? Selon ce film, c'est vrai! Kato vit au-dessus du café qu'il possède et joue dans un groupe local. Un jour, son écran d'ordinateur commence à lui parler. Non, ce n'est pas une manière un peu I, ROBOT-ordinateurs-devenus-voyous. C'est Kato lui-même, qui dit qu'il est lui, mais dans deux minutes dans le futur. Et s'il descend à l'écran de télévision dans son café, il verra le Kato de deux minutes dans le passé faire exactement la même chose que Kato présent. Quoi qu'il en soit, il est un peu débordé - genre, qui ne le serait pas - mais il se rend vite compte qu'il a découvert un trou de ver à temps! Ses amis curieux ont vite vent de cela aussi et veulent en tirer parti (toujours une bonne idée) à leur manière maladroite.



Critique :

Petit bout de cinéma incroyablement modeste mais accrocheur, #BeyondTheInfiniteTwoMinutes est une chronique ingénieuse et bricolé sur le paradoxe temporel à la narration aussi surprenante que jouissive, rendant toute la complexité de son sujet incroyablement limpide et abordable pic.twitter.com/VK67pJYMTH

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) April 15, 2021


Pour cette édition 2021, force est d'admettre que le BIFFF a eu le nez particulièrement fin dans sa sélection de péloches venues du continent asiatique, tant est si bien qu'aucun d'entre eux ne nous a pas paru si ce n'est sympathique, au minimum extrêmement pertinent sur les sujets qu'ils ont abordés (même le remake officieux de Black Swan, Diva).
Sensiblement dans l'ombre des fantastiques Detention de John Hsu et Bring Me Home de Kim Seung-woo - qui plus est deux péloches diamétralement opposées -, Beyond the Infinite Two Minutes de Junta Yamaguchi mérite pourtant clairement la toute petite heure - et dix minutes - d'attention qu'il réclame, fruit du travail acharné et enthousiaste de la troupe théâtrale Europe Kikaku - dont c'est le premier long-métrage.

[CRITIQUE] : Beyond the Infinite Two Minutes

Copyright Tollywood


Petit bout de cinéma incroyablement modeste mais accrocheur (le pitch de départ suit un homme qui arrive à parler à son double vivant deux minutes dans le futur, au travers de la télévision de son restaurant... voila), le film incarne une brillante chronique sur le paradoxe temporel à la narration aussi surprenante que jouissive, rendant toute la complexité de son sujet incroyablement limpide mais surtout abordable - le tout en un temps quasi-record.
D'une ingéniosité folle aussi bien dans son approche technique (la mise en scène, véritable ode bricolé à l'esprit pulp et débrouillard de Michel Gondry) que scénaristique (démontrant une nouvelle fois que la science-fiction n'a pas tant besoin de moyens foisonnant mais bien d'une vraie approche calibrée et sincère, pour marquer la rétine de son auditoire), irrévérencieux et ludique à la fois (sans pour autant, comme dit plus haut, prendre de haut son sujet); Beyond the Infinite Two Minutes est une évasion folle fait de bric et de broc avec un gros coeur d'enfant.
Et, parfois, on ne demande rien de plus pour se divertir.

Jonathan Chevrier
[CRITIQUE] : Beyond the Infinite Two Minutes