[CRITIQUE] : Aya et la Sorcière

[CRITIQUE] : Aya et la Sorcière

Réalisateur : Gorô Miyazaki
Avec les voix de : Elina Solomon, Sylvia Bergé, Thierry Hancisse,...
Distributeur : Wild Bunch Distribution
Budget : -
Genre : Animation, Aventure, Fantastique.
Nationalité : Japonais.
Durée : 1h22min.
Synopsis :
Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020.
Aya a grandi dans un orphelinat douillet depuis qu’elle est bébé et ne sait pas que sa mère avait des pouvoirs magiques. Aimée et choyée, la fillette de 10 ans n’a jamais voulu quitter son cocon et son cher ami Custard. Espiègle, rusée, elle mène son petit monde par le bout du nez ! Lorsqu’un couple étrange vient l’adopter, Aya se rebelle et suit sa nouvelle famille à reculons… Mais que peuvent bien cacher ce mystérieux Mandrake et cette inquiétante Bella Yaga ? Au rythme des enchantements, une aventure extraordinaire attend l’adorable effrontée… car ses prétendus parents ne sont autres que des sorciers !


Critique :

Bancal, trop sage et peu évocateur pour un Ghibli, trop inachevé et anecdotique pour marquer, #AyaEtLaSorcière et son animation CGI limitée tout droit sortie des 90s, à tout du pilote d'une série TV animée étirée sur la longueur, qui ne donne jamais vraiment envie d'en voir plus. pic.twitter.com/XMtxN5INaO

— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) January 30, 2021

Sur le papier, Aya et la Sorcière de Gorô Miyazaki, fils - pas totalement prodigue - du maître Hayao (les plutôt réussis Contes de Terremer et La Colline aux Coquelicots), avait tout de l'objet profane ultime pour ce qui est - clairement - la plus belle firme aux rêves de ces quarante dernières années (non pas toi Disney) : trahir toute la familiarité tendre et merveilleuse d'une animation traditionnelle, pour incarner le premier film - enfin téléfilm au Japon, true story - entièrement réalisé en images de synthèses, quitte à gentiment troublé son audimat.
Adaptant librement le roman illustré Earwig et la sorcière de Diana Wynne Jones, auteure du Château de Hurle que son patriarche avait justement librement adapté aussi, avec son fantastique Le château ambulant, le (télé)film prend pour héroïne la jeune et espiègle Aya (une héroïne, seul vrai détail évocateur qui le rapproche des autres films du studio), qui a grandit dans un orphelinat depuis bébé (sans savoir que sa mère avait des pouvoirs magiques), jusqu'à ce qu'à ses dix ans, elle est adoptée par un étrange couple qui s'avère être des... sorciers.

[CRITIQUE] : Aya et la Sorcière

Copyright Studio Ghibli


Au-delà d'une texture dérangeante de prime abord (l'animation et le graphisme grossier des personnages - ses cheveux bordel -, tout droit sortie des 90's), qu'un soin des décors - colorés - viendra partiellement estomper, c'est par la fragilité évidente de son histoire que le troisième long de Gorô déçoit, un défaut autant à imputer sur sa structure (un téléfilm épuré et expéditif qui peine pourtant franchement à démarrer) que dans ses choix d'adaptation, aussi simplifiée que frustrante (la majorité de ses pistes alléchantes passent sous le tapis, jusqu'à un final férocement alambiqué), laissant constamment transparaître l'idée qu'il n'a rien ou presque à raconter sur un tout petit peu moins d'une heure vingt, tout en laissant savamment toute empathie possible sur le bas côté de la route avec une description basique de ses personnages (exemple simple : Aya prend avec beaucoup trop de banalité l'arrivée de la sorcellerie dans son quotidien).
Trop sage et peu évocateur pour un Ghibli, trop inachevé et anecdotique pour marquer, Aya et la Sorcière à tout du pilote d'une série TV animée étiré sur la longueur et bancal, qui ne donne jamais vraiment envie d'en voir plus.
Grosse déception...
Jonathan Chevrier

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