[CRITIQUE] : Sweet River

[CRITIQUE] : Sweet River

Réalisateur : Justin McMillan
Avec : Lisa Kay, Martin Sacks, Genevive Lemon, Rob Carlton, Sam Parsonson, Bryan Probets, Jeremy Waters, Jack Ellis,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Drame, Thriller.
Nationalité : Australien.
Durée : 1h42min.
Synopsis :
Joey, le fils de quatre ans d’Hanna, a été enlevé par le tueur en série Simpkins et n’a jamais été retrouvé. Rongée par la culpabilité, Hanna a fini par sombrer dans la drogue et l’alcool. Deux mois après sa sortie d’une cure de désintoxication, elle apprend que Simpkins est mort et décide de retourner enquêter sur le lieu du drame : Billins, une bourgade paisible entourée de champs de canne à sucre irrigués par la rivière Sweet. Elle va y découvrir de sombres secrets et menacer de les exposer au grand jour… Les vivants, comme les morts, vont tout faire pour l’en empêcher.


Critique :

Entre la ghost story gérant savamment son mystère et le drame surnaturel à forte tendance polar, articulé autour d'une tragédie intime empathique, #SweetRiver n'est pas original pour un sou, mais l'odyssée étrange et désespéré qu'il incarne n'en reste pas moins agréable à suivre. pic.twitter.com/RKqh09JUaH

— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) January 28, 2021

Si Natalie Erika James l'a joliment démontré en octobre dernier avec un premier long aussi sombre et dense que grandiose - Relic -, le wannabe cinéaste Justin McMillan en fait de même (mais avec moins de maestria cela dit) en ces douces heures Gérardmeriennes (si, ça se dit) avec Sweet River : Oui, le cinéma horrifique australien va bien depuis les pépites de Greg McLean, et à de belles heures devant lui, merci pour lui.
Catapulté dans le nord luxuriant du Queensland, au coeur des champs de canne à sucre et des ressentiments mijotés sans lesquels l'Outback australien ne pourrait apparemment pas exister, le film est un doux mélange entre une ghost story gérant savamment son mystère, et le drame surnaturel modeste à forte tendance polar, articulé autour d'une tragédie intime profondément empathique.
Douloureux mais captivant, le film suit les tourments d'Hannah, mère de famille endeuillé dont le fils de quatre ans, Joey, a été enlevé dans la petite ville de Billins par un tueur en série, Simpkins, et n’a jamais été retrouvé depuis.

[CRITIQUE] : Sweet River

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Rongée par la culpabilité, Hanna a fini par sombrer dans la drogue et l’alcool et quittera son bled faussement paisible qui n'a plus rien de bon pour elle.
Mais quelques années plus tard et surtout deux mois après sa sortie d’une cure de désintoxication, elle apprend que Simpkins est mort et décide de retourner enquêter sur le lieu du drame pour avoir les réponses qu'elle attend depuis toujours.
Mais ce qu'elle va y trouver sont des sombres secrets que même les morts ne veulent pas qu'ils soient révélés...
Esthétiquement trop familier pour pleinement se démarquer (avec des paillettes de couleurs rappelant justement le récent Relic, en plus... délavé), malgré une photographie léchée de Tim Tregoning (qui met l'accent sur les ombres, dans une Australie rurale rappelant fortement midwest ricain), explorant avec sensibilité du thème de la perte d'un enfant et du deuil impossible qui en découle (ou comment tenter de reconstruire sa vie en reconstituant les blancs béants de son passé); Sweet River, porté par la performance habité de Lisa Kay (une mère courage aussi déterminée qu'épuisée par sa propre douleur), n'est pas forcément original pour un sou, mais l'odyssée étrange et désespérée qu'il propose n'en reste pas moins très agréable à suivre.
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : Sweet River
 

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