[CRITIQUE] : Penguin Bloom

Par Fuckcinephiles

Réalisateur : Glendyn Ivin
Avec : Naomi Watts, Andrew Lincoln, Jacki Weaver,...
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Drame.
Nationalité : Australien, Américain.
Durée : 1h35min. 
Synopsis :
Penguin Bloom raconte l’histoire vraie de Sam Bloom, une mère dont le monde est bouleversé après qu'un accident quasi-mortel l'a rendue incapable de marcher.


Critique :

Enlacé autour d'une amitié extraordinaire à la conscience mutuelle, permettant à une femme blessée par la vie d'accepter sa nouvelle réalité, #PenguinBloom est un drame édifiant sur le deuil, l'espoir et la guérison, totalement focalisé sur une Naomi Watts absolument formidable. pic.twitter.com/BPeXEQaaK2

— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) January 27, 2021

Force est d'avouer que, sur le papier, il y avait une petite hésitation à l'idée de se plonger tête baissée dans la vision du pourtant alléchant Penguin Bloom de Glendyn Ivin, un de ses drames estampillés " histoire vraie " (relatée dans un livre de photographie daté de 2016, signé par Cameron Bloom et Bradley Trevor Grieve) qui fleure bon - enfin, on se comprend - la patte Disney production, mettant plus que de raison en évidence la relation entre un être humain et un animal - ou plusieurs - férocement attachant; et ici en l'occurrence, entre une famille malade et troublée par une tragédie, et l'oiseau blessé qu'ils ont accueilli et soigné.

Cameron Bloom / Netflix


Mais ce qui aurait pu n'être qu'un mélodrame enrobé de guimauve, s'avère in fine un regard particulièrement sensible et émouvant sur le long chemin de la réadaptation physique et psychologique, d'un retour lent mais sur du goût de la vie dans le coeur d'une femme grâce à sa relation extraordinaire avec une petite pie espiègle, que le cinéaste s'échine constamment à rendre émotionnellement authentique.
On y suit la mère de famille et amoureuse de la mer - et de toute la liberté qu'elle peut incarner et offrir -, Sam Bloom, dont le destin ainsi que celui de son mari Cameron et de ses trois enfants, va être bouleversé lors d'un voyage en Thaïlande, et qu'elle tombe du patio d'un hôtel, lui brisant le dos.
Désormais paralysée de la poitrine jusqu'au pied suite à cette expérience cauchemardesque, Sam est obligée de s'adapter à sa nouvelle réalité - elle qui était énormément active -, regardant ses proches bouger librement pendant qu'elle se déplace dans un fauteuil roulant. 
Vivant au jour le jour, elle découvre un matin qu'un membre improbable de la famille est Penguin, une pie blessée que les garçons veulent aider, lui donnant un nid à l'intérieur de leur maison.
Au début ennuyé par les attitudes agitées de l'oiseau, Sam commence à créer des liens avec la créature pendant que le reste de la famille est absent pour les affaires quotidiennes, reliant l'incapacité de Penguin à voler avec ses propres défis et peurs physiques...

Cameron Bloom / Netflix


Imprimé par un doux message d'espoir, enlacé autour d'une amitié bigger than life qui s'appuie sur un niveau de conscience mutuelle, permettant à une femme blessée par la vie, de faire son deuil et d'accepter sa nouvelle réalité (ou la pie devient un symbole de possibilité corporelle et de compagnie pour Sam); Penguin Bloom est une histoire édifiante sur le deuil, la résilience et la guérison, totalement focalisée sur une Naomi Watts absolument formidable, dont on suit au plus près l'intimité délicate de son voyage vers l'acceptation, rendant son émotion encore plus puissante et empathique.
Un beau récit d'espoir et de solidarité pétri de charme, ne plongeant que rarement dans le sentimentalisme faciles, et qui vous tient tendrement par la main dès son premier battement émotionnel, pour ne plus jamais vous lacher.
Jonathan Chevrier