[CRITIQUE] : Cops and Robbers

[CRITIQUE] : Cops and Robbers

Réalisateurs : Arnon Manor et Timothy Ware-Hill
Acteur : Timothy Ware-Hill.
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Animation, Drame.
Nationalité : Américain.
Durée : 0h07min.
Synopsis :
Animation et activisme s'allient pour composer une réponse en paroles à la brutalité policière et à l'injustice raciale.


Critique :

If Anything Happens I Love You
l'a démontré avec une puissance rare : Netflix n'est pas simplement que le véhicule de séries et de films rapidement consommables, mais bien un pôle créatif capable d'attirer des oeuvres majeurs, aussi concises soient-elles.
Court-métrage absolument magnifique et nécessaire, complément en adéquation avec son époque, Cops and Robbers d'Arnon Manor et Timothy Ware-Hill (basé sur la poésie orale de ce dernier, créé en réponse au meurtre d'Ahmaud Arbery le 6 mai dernier), est autant un sommet créatif (il est animé par des artistes noirs, des étudiants et des sociétés d'effets visuels du monde entier) qu'un cri de rage vibrant et puissant, un plaidoyer essentiel aux victimes de crimes racistes (le film est d'ailleurs dédié à Ahmaud Arbery, Breonna Taylor ou encore George Floyd).
Plaidoyer pour la justice sociale prenant les contours d'une incroyable oeuvre d'art moderne à l'animation aussi diverse qu'époustouflante, chaque segment du poème original est magnifié par des artistes individuels en utilisant leur propre représentation visuelle du matériel source.

[CRITIQUE] : Cops and Robbers

Photo: Netflix


Une fusion unique de tous ces talents qui donne naissance à quelque chose de si beau et percutant qu'il ne peut que durablement marqué vos rétines, comme peu de courts-métrages seront capable de le faire ces prochains mois.
Sur un tout petit peu plus de sept minutes touchantes et poétiques (qui posent des questions essentielles qui resteront sans doute sans réponses), aux images infiniment évocatrices (voir un policier raciste animé, pointer son arme sur un enfant noir, à de quoi brusquer - dans le bon sens du terme), Cops and Robbers - Finis les jeux d'enfants par chez nous - fracasse la sonnette d'alarme du racisme systémique, de l'oppression raciale et des meurtres à motivation raciste (trop souvent lié la brutalité policière) qui frappe sans la moindre impunité ou presque, les existences de la communauté noir-americaine depuis des siècles, de cette peur jamais rassurée d'hommes, de femmes et de familles tout entières, littéralement à la merci du plus abject des sentiments de l'humanité.
Sept minutes ce n'est peut-être pas beaucoup dit comme cela, mais on peut faire et dire de grandes choses en aussi peu de temps, et peut-être même bousculer ce qui ne veut pas l'être...
Jonathan Chevrier
[CRITIQUE] : Cops and Robbers


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