[CRITIQUE] : Ava

[CRITIQUE] : Ava

Réalisateur : Tate Taylor,
Acteurs : Jessica Chastain, John Malkovich, Common, Colin Farrell, Geena Davis, ...
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Action, Drame, Thriller, Policier
Nationalité : Américain
Durée : 1h36min
Synopsis :
Une tueuse d'élite assaillie par le doute doit lutter pour sa propre survie et celle de sa famille après l'échec d'une dangereuse mission.



Critique :

Chiche en action, dénué de toute épaisseur psychologique, d'ambition de mise en scène et même d'intérêt tout court, #Ava est un long râle de frustration dans laquelle on ressent de l'empathie pour un casting qui, comme nous, a gentiment perdu son temps... (@CookieTime_LE) pic.twitter.com/ON5j4ll0D0

— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) December 3, 2020


Un temps prévu pour la salle, le nouveau film de Tate Taylor a vite retourné sa veste, pour prendre le chemin de la SVOD. Disponible depuis le 1er décembre sur Netflix, Ava a tout du cadeau de Noël empoisonné. Jessica Chastain retrouve le réalisateur neuf ans après La couleur des sentiments, sous les traits d’une tueuse d’élite rattrapée par son passé et ses addictions.
Dans la prémisse du projet, Matthew Newton était à la barre, signant à la fois la réalisation et l’écriture du film. Un choix très controversé au vu de sa condamnation pour violences domestiques en 2007. Alors que sa société Freckle Films produit le film, Jessica Chastain avait reçu de nombreuses critiques en 2018. Étant fermement liée au mouvement Time’s Up, il lui était donc impossible de fermer les yeux suite au bad buzz. Le réalisateur a fait paraître un communiqué quelques temps plus tard, informant qu’il se retirait du projet, d’un commun accord avec la production. Il est cependant crédité en tant que seul scénariste du film.

[CRITIQUE] : Ava

Copyright 2020 EuroVideo Medien GmbH

 

Ava détenait de belles promesses. Un casting quatre étoiles, porté par l’actrice Jessica Chastain, mais aussi par John Malkovich et Colin Farrell. L’occasion de voir l’actrice dans un métrage d’action, une incursion dans le genre qui précède son prochain projet, The 355 (réalisé par Simon Kinberg, prévu pour 2022). Avoir un personnage féminin dans un genre encore trop masculin. Hélas, Tate Taylor nous offre un beau gâchis et ne fait pas honneur à l’amas de talent à l’écran.
Ava est une tueuse professionnelle. Enrôlée par son mentor, Duke (John Malkovich) après la fin de son service militaire, elle parcourt le monde et tue ses cibles comme personne. Le problème survient quand elle commence à douter de ses missions et demande à ses victimes de lui avouer leurs crimes avant leur dernier souffle. Une façon de faire qui va à l’encontre du code de déontologie du tueur et qui peut, à la longue, porter préjudice à l’agence. Redoutable, Ava pourrait tous les mettre en danger. Il faut donc l’éliminer. En plus de cette trame, le scénario veut s’intéresser à sa vie plus intime. Elle rentre donc fréquemment à Boston rendre visite à sa famille. Sa sœur, Judy (Jess Weixler), mariée à son ex Michael (Common), sa mère (Geena Davis), hospitalisée pour un infarctus. Le spectateur finit par apprendre qu’Ava est une ex-droguée, ex-alcoolique, qui s’est enrôlée chez les militaires pour fuir son addiction.

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La mise en scène de Tate Taylor est à l’image de ses derniers films, sans nuance et sans âme. MA ne nous avait pas emballé l’année dernière et il en sera de même avec ce nouveau film. Jessica Chastain essaye vainement d’incarner son personnage, mais il ne lui laisse peu d’occasion de briller. Ava nous donne à voir très peu d’action véritable : deux mises à mort pauvrement filmées, un gunfight illisible, une baston finale expédiée, l'héroïne n’est une tueuse que superficiellement à l’écran. Elle court, elle change de perruque, charge un pistolet et dort dans de luxueuses chambres d’hôtel. Il est vrai que les films d’action adore ces détails et les gadgets, mais habituellement, ils nous montrent aussi de l’action. Nous pouvons faire une croix aussi sur l’épaisseur psychologique du personnage. Malgré un lourd passé, le scénario ne va jamais plus loin que des petits états-d’âme sans réelle conséquence sur l'héroïne. Reste une scène de confrontation entre mère et fille, avec Geena Davis, que l’on voit peu sur les écrans.

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Il ne nous reste qu’un seul sentiment après l’heure et demie écoulée, une frustration légitime d’avoir perdu un temps précieux sur un film bas de gamme. Ainsi qu’une empathie profonde pour ces acteur.trice.s talentueux.ses, qui ont aussi perdu leur temps. On vous le dit, Ava n’en vaut pas la peine.
Laura Enjolvy
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