[CRITIQUE] : Jingle Jangle : Un Noël enchanté

[CRITIQUE] : Jingle Jangle : Un Noël enchanté

Réalisateur : David E. Talbert
Avec : Forest Whitaker, Madalen Mills, Keegan-Michael Key, Anika Noni Rose,...
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Famille, Musical, Aventure
Nationalité : Américain
Durée : 2h02min
Synopsis :
Jeronicus Jangle est un grand inventeur et fabricant de jouets mais il a perdu toute confiance en lui et dans ses inventions. Une seconde chance s'offre à lui ; une nouvelle invention magique. Sa petite-fille doit venir le voir durant les vacances de Noël. Jeronicus va tout mettre en œuvre afin que sa nouvelle création fonctionne pour l'arrivée de cette dernière.


Critique :

Conte de Noël qui ne lésine pas sur les moyens,#JingleJangle: Un Noël enchanté ne déroge pas à la règle et fera aisément mouche sur ceux et celles qui décident de se laisser aveugler par la féerie et la naïveté de l’histoire. Les autres eux, resteront sur le quai (@CookieTime_LE) pic.twitter.com/PA4n7cBxkv

— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) November 17, 2020


Forest Whitaker devient un inventeur de jouets qui ne croit plus en la magie dans un conte de Noël enfantin.

[CRITIQUE] : Jingle Jangle : Un Noël enchanté

Copyright Netflix


Netflix est aux couleurs de Noël depuis fin octobre et sort un film presque chaque semaine pour nous faire gentiment patienter jusqu’au 25 décembre. Jingle Jangle : un Noël enchanté est parfait dans cette optique. Le film réalisé par David E. Talbert reprend tout ce qui fonctionne, pour faire pétiller nos yeux et fondre nos cœurs. Un film familial, qui n’a pas d’autres ambitions que de plaire aux enfants. Habitué des films de Noël, le réalisateur livre un conte rodé, rythmé par des séquences chantées.

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Jeronicus Jangle est un inventeur de génie et tout lui sourit : sa boutique se remplit chaque jour de clients désireux d’acheter un jouet, sa famille le soutient et sa fille, Jessica, se prédestine à suivre le même chemin. Après des années de recherche, il est sur le point d’inventer le jouet ultime : un jouet vivant. Il se présente sous les traits d’un torero, Don Juan Diego (doublé par Ricky Martin) qui veut rester unique. Il fomente alors un plan : manipuler l’apprenti de l’inventeur, Gustafson, pour qu’il lui vole ses plans et l’empêche de créer d’autres jouets. À cause de cette trahison, Jeronicus perd tout. Sa femme, sa fille, sa boutique et surtout sa magie. Incapable de créer, il s’enfonce dans la dépression jusqu’au jour où sa petite fille, Journey, décide de lui redonner le goût de l’invention, pour qu’il croit de nouveau en ses capacités et en la magie créative.Jingle Jangle part d’une idée simple, il y a de la magie dans chaque création. Les jouets du personnage viennent de son esprit brillant, capable d’analyser le spectaculaire, le sensationnel, le révolutionnaire dans une suite de calculs compliqués. Pourtant, aucun objet ne fonctionne sans l’ingrédient principal : y croire. La direction artistique se veut féerique, avec une notion théâtrale. Compréhensible quand on sait que le film a été écrit pour être joué sur scène, sans le budget adéquat cependant. Heureusement, Netflix s’en est mêlé, avec un budget confortable, digne des grands blockbusters Disney de fin d’année. David E. Talbert décide de garder la notion de carton pâte, d’un univers magique avec tous les codes du conte. On pense au récit de Casse-Noisette (revisité récemment par Disney), le célèbre ballet de Tchaïkovski, où les jouets prennent vie. Le courage, l’espoir que portent l'héroïne Clara ressemble étrangement au caractère de Journey.

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Si l’histoire ne présente aucune surprise pour les aficionados des films de Noël, il est important de souligner combien il se démarque par son casting. Genre exclusivement blanc, les personnages noirs sont en grande majorité restreints aux seconds rôles, boursouflés de clichés. Jingle Jangle change la donne et attribue la plupart des rôles principaux à des acteurs et actrices afro-américains. Il était important pour le réalisateur de permettre à son jeune fils de se sentir représenté dans un film pour enfant, un film familial, tout en ne voulant pas mettre l’accent sur le côté exceptionnel de la chose. Le long métrage est avant tout un film de Noël, porteur d’espoir et de transmission. En interviews, David E. Talbert a insisté sur le fait que ses protagonistes ont été écrits comme n’importe quels personnages de conte, qui s’avèrent être noirs et non l’inverse.
Le film ne lésine pas pour nous en mettre plein les yeux. Des décors vintage, avec une rue qui sent bon le chemin de traverse de la saga Harry Potter. Des costumes aux couleurs chaleureuses, à la texture agréable et douce. Des passages animés avec des petites figurines mécaniques qui sortent d’un ouvrage style pop-up. Des séquences musicales, avec une chanson produite par John Legend (Make it work, la plus entraînante et réussie du métrage, le reste de la bande originale étant en demi-teinte). Jingle Jangle veut nous faire passer un bon moment, et il réussit son pari. 

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Conte de Noël qui ne lésine pas sur les moyens, Jingle Jangle : un Noël enchanté ne déroge pas à la règle de ce genre de film. Il fait mouche sur ceux et celles qui décident de se laisser aveugler par la féerie et la naïveté de l’histoire. Les autres resteront sur le quai.

Laura Enjolvy
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