Séries | DIX POUR CENT – 15/20 | TED LASSO – 14/20 | THE GREAT | 14/20

Par Taibbo

DIX POUR CENT S04 (FranceTV) – 15/20

Oui, la série commençait à ronronner un peu et à tourner en rond, mais…
parce que c’est la dernière,
parce que cette saison se recentre sur ses personnages,
parce que les guests sont bons,
parce qu’il y a un vrai grand méchant, bien détestable,
parce que Laure Calamy a fait de Noemie une vrai, beau, riche personnage au fil des saisons, l’extirpant de la caricature des premiers épisodes,
parce que cette fin est satisfaisante…
parce que tout ça, ils vont nous manquer. Vraiment.
TED LASSO S01 (Apple TV+) – 14/20

Drôle de pitch… Une équipe de foot de première division anglaise fait appel à un coach de foot américain n’y panant rien à notre soccer pour éviter la relégation.
Déjà, une série sur le foot, c’est pas banal. Mais réussie, c’est une sorte d’exploit. Elle est drôle et bienveillante, extrêmement positive sans être cucul et parvient à faire cohabiter l’humour ricain et british. Et en plus les scènes de foot sont loin d’être ridicules.
Une feel good série. C’est suffisamment rare pour être applaudi.


THE GREAT S01 (StarzPlay) – 14/20

Comme dans La Favorite de Yórgos Lánthimos (j’avoue j’ai copié/collé), le scénariste Tony McNamara s’encombre peu de la réalité historique et se plait à jouer avec les anachronismes pour offrir un récit vif et moderne. Les rêves teintés de romantisme de la jeune Catherine avant son mariage avec l’empereur de Russie vont vite être balayés par la rustrerie et la violence de son époux et les pratiques barbares de sa cour. Mais fidèle à ses idéaux humanistes et féministes, elle va se jouer des intrigues de la cours et des rivalités de couloirs pour mieux amadouer son mari et planifier un coup d’état.
La production value de la série est très haute de gamme, les décors et costumes impeccables, son écriture a de l’esprit et sa mise en scène de l’élégance, même dans la restitution très sanglante de la brutalité de Pierre III, mais c’est surtout l’interprétation délicieusement mutine de Elle Fanning qui porte la série. Elle est le visage du message politique de The Great, série historique mais résolument moderne. En face d’elle, Nicholas Hoult est étonnamment convaincant en monarque tyrannique aussi puéril que sanguinaire. Leur duo fonctionne à merveille, se complexifiant au fil des épisodes.
Un ensemble très réussi
Haza !