DRUNK (Critique)

DRUNK (Critique)

DRUNK (Critique)SYNOPSIS: Quatre amis décident de mettre en pratique la théorie d'un psychologue norvégien selon laquelle l'homme aurait dès la naissance un déficit d'alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n'en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle.
Thomas Vinterberg est un cinéaste du social, imbibant ses histoires d'études psychologiques de ses personnages. Dans Festen, le metteur en scène enfermait un homme dans sa sphère familiale le temps d'un dîner qui ne tardera pas à exploser. Il disséquait les non-dits et explorait leur impact sur des relations humaines. Et évidemment, son nouveau film ne déroge pas à la règle, étudiant cette fois l'effet de l'alcool sur les relations sociales et professionnelles. Drunk met en scène 4 professeurs entre la quarantaine et la cinquantaine. Martin, professeur d'histoire, est enfermé dans une vie routinière, qui lui rappelle sans arrêt que sa jeunesse est loin derrière lui. Lors d'un dîner d'anniversaire, l'un d'entre eux leur expose la théorie d'un psychiatre norvégien selon laquelle l'Homme aurait un déficit de 0,5g d'alcool dans le sang. Les 4 amis décident de se livrer à une expérience : compenser ce déficit en buvant pendant leurs heures de travail afin d'étudier cette théorie.

DRUNK (Critique)
Le film tient un synopsis pour le moins singulier, et assurément original, prenant comme lancement de l'intrigue cette expérience arrosée visant à rester tout le long de la journée à 0,5g d'alcool. Si les tests se montrent concluant au début, servant de catharsis libératrice à des personnages à la recherche constante de l'euphorie réconfortante apportée par la boisson, l'expérience ira très vite trop loin, les professeurs cherchant à tester leurs limites et les limites de la théorie. Drunk est une continuelle comédie bourrée de bonnes idées et d'alcool, qui finit fatalement par boire le verre de trop. Après celui-là, le réveil est lourd. Le retour à la réalité est écrasant. La gueule de bois est violente. Le film retourne son ton pour explorer les conséquences d'une telle consommation, mutant en drame social humain et percutant. Mais Drunk se pose surtout comme une étude sociale des comportements humains en société. Vinterberg laisse ses comédiens prendre le contrôle de ses scènes en embrassant ensuite leurs visions des thématiques abordées par l'utilisation d'une caméra interne aux états d'âme des personnages et qui distille tout au long du récit une euphorie constante. Filmer l'ivresse n'aura jamais été aussi jouissif et aussi percutant, transformant ces instants de comédies pures jouant sur le ridicule et sur la fête excessive en des scènes terre à terre rendant la gueule de bois encore plus écrasante. Et Vinterberg rend son propos d'autant plus intéressant que chacun des 4 personnages prend part à l'expérience pour des raisons différentes. Pour Martin, c'est cette envie, voire même ce besoin - inconscient jusque-là - de retrouver sa folle jeunesse et la fougue de l'innocence qu'il voit dans ses étudiants. C'est une crise de la quarantaine que Vinterberg dépeint dans son film, la façon dont l'alcool va lui permettre de retourner à cette période dorée et d'enfin redevenir qui il était. Mais bien évidemment, tout aura des conséquences à un moment donné.DRUNK (Critique)Drunk est une expérience galvanisante, à conseiller à forte dose, qui repose avant tout sur la puissance de son casting. Mads Mikkelsen y est flamboyant en professeur en pleine dépression de la quarantaine en quête de sa jeunesse perdue, et livre ici une des plus explosives et percutantes performances de ces dernières années. Le quatuor de tête est complété par Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe et Magnus Millang, qui forme un cocktail parfait de pathétique, d'euphorie grisante et de justesse émotionnelle.DRUNK (Critique)
Car Drunk est une expérience, à l'instar de son synopsis. En prenant le parti de sacraliser l'alcool en en faisant littéralement le personnage principal de son film, Vinterberg va à contre-courant, comme à son habitude. Il propose une analyse psychologique oscillant entre joyeuse ivresse et désastreux retours à la réalité, laissant fermenter son envie de taper sur le puritanisme de la société. Le réalisateur danois se permet même quelques instants de satires politiques, s'offrant une scène composée d'extraits d'Hommes politiques étant visiblement à un stade avancé de boisson. Vinterberg sonde de l'intérieur cette société via ces personnages et leurs cercles familiaux. Tout ça pour finir sur une scène finale d'anthologie, laissant enfin l'insouciance de la jeunesse revenir. Mémorable et pétillant, ce Drunk est une superbe réussite, un récit sous forme d'élixir organique et habité qui encapsule les addictions et les maux d'une génération, recherchant alors la catharsis avec l'alcool. Comme on le dit : l'alcool est à la fois le problème, et la solution. Et ce n'est pas Mads Mikkelsen, laissant la fièvre de la danse l'envahir à nouveau sur le titre What a Life de Scarlet Pleasure, qui dira le contraire ...

DRUNK (Critique)

Titre original: DRUNK

Réalisé par: Thomas Vinterberg

Casting: Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe ...

Genre: Drame, Comédie

Sortie le: 14 octobre 2020

Distribué par : Haut et Court

DRUNK (Critique)

EXCELLENT

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