[FUCKING SERIES] : The Midnight Gospel : Pépite " in-bingeable "


(Critique - avec spoilers - de la saison 1)

Média en plein essor, il n’est pas rare que le podcast se décline en série, d’autant que ces deux formats sont – narrativement du moins – très proches. Dernièrement, vous avez peut-être entendu parler du thriller Homecoming ou du true crime Dirty John, de retour sur USA Network depuis le début du mois de juin. J’aimerais toutefois attirer votre attention sur une autre adaptation et assurément un OVNI en la matière : The Midnight Gospel, actuellement disponible sur Netflix.
Il s’agit d’une adaptation d’entretiens menés par Duncan Trussell dans son podcast "Duncan Trussell Family Hour" (disponibles sur YouTube pour ceux qui voudraient aller directement à la source et plutôt orienté spiritualité et philosophie) auxquels se greffe l’animation déjantée de Pendleton Ward, le créateur d’Adventure Time – si vous êtes un(e) adepte de Rick & Morty vous ne serez pas trop dépaysé(e), même profusion visuelle faussement foutraque.

Copyright Netflix


Il en résulte une impression étrange de cadavre exquis : images et propos ne coïncident pas toujours mais participent sans nul doute à une expérience unique.
Duncan Trussel évoque la mort, l’espoir, la méditation ou encore la drogue dans un pilot qui m’avait personnellement laissé totalement perplexe – comme quoi ça a parfois du bon de s’accrocher. Il faut en effet être extrêmement concentré(e) pour ne pas perdre le fil voire ignorer les images – quitte à effectuer un 2ème visionnage après coup. Ce point a souvent cristallisé les critiques spécialisées. Pour ma part, j’ai le sentiment que c’est voulu et au final tout sauf un défaut : on nous confronte à des questionnements existentiels parfois très durs et on nous laisse donc une porte de sortie (via l’animation) si cela s’avère trop éprouvant. Bien que parfois inégal (certains épisodes sont moins réussis), j’ai beaucoup aimé ce concept. Mention spéciale pour le final bouleversant qui donne encore plus de sens au projet.
Une série étonnante donc – et au premier abord très déstabilisante – aussi terrifiante qu’enrichissante et qui vient bousculer le modèle Netflix en étant, contre toute attente, in-bingeable.
Anaïs


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