[TOUCHE PAS NON PLUS À MES 90ϟs] : #55. Harley Davidson and The Malboro Man

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Nous sommes tous un peu nostalgique de ce que l'on considère, parfois à raison, comme l'une des plus plaisantes époques de l'industrie cinématographique : le cinéma béni des 90's, avec ses petits bijoux, ses séries B burnées et ses savoureux (si...) nanars.
Une époque de tous les possibles où les héros étaient des humains qui ne se balladaient pas tous en collants, qui ne réalisaient pas leurs prouesses à coups d'effets spéciaux et de fonds verts, une époque où les petits studios venaient jouer dans la même cour que les grosses majors légendaires, où les enfants et l'imaginaire avaient leurs mots à dire,...
Bref, les 90's c'était bien, tout comme les 90's, voilà pourquoi on se fait le petit plaisir de créer une section où l'on ne parle QUE de ça et ce, sans la moindre modération.
Alors attachez bien vos ceintures, prenez votre ticket magique, votre spray anti-Dinos et la pillule rouge de Morpheus : on se replonge illico dans les années 90 ! 



[TOUCHE PAS NON PLUS À MES 90ϟs] : #55. Harley Davidson and The Malboro Man

#55. Harley Davidson et L'Homme aux Santiags de Simon Wincer (1991)


Buddy Movie made in Texas
En 1991 sorti sur les écrans un buddy movie qui était prévu pour casser la baraque au box-office, mais qui s’effondra en un claquement de doigt ou du moins en un week-end. Pourtant, Harley Davidson et L’Homme aux Santiags (Harley Davidson and Malboro Man en V.O) aurait pu cartonner… Enfin s’il était sorti en 87.
En effet, la MGM pense miser sur le bon cheval en prenant en tête d’affiche le duo Mickey Rourke/Don Johnson. Sauf qu’elle avait omis une toute petite chose… Le déclin se faisait sentir pour l’un, tandis que l’autre n’arrivait pas à percer sur grand écran.
La déchéance d’une star
Bien que sex symbol dans les années 80 et comédien avec une filmo assez solide (Angel Heart, L’Année du Dragon et 9 semaines ½), Mickey Rourke a vu tout doucement sa carrière ralentir malgré un melon bien présent. De plus, il fît des mauvais choix de carrière (refus de jouer dans Rain Man dont il ne lira même pas le scénario) et accumule les échecs dont HomeBoy en 1988 et Johnny Belle Gueule en 1989. De plus sa popularité hors cinéma commença à sentir le roussi et il fît, à plusieurs reprises, la une de certains tabloïds.
En 1990, il joue dans l’Orchidée Sauvage qui sera un succès relatif au Box-Office mais obtiendra un statut de film culte du fait de ses nombreuses scènes de sexes parfois non simulées. Et il retombera vite dans l’échec commercial avec La Maison des Otages de Michael Cimino.
Du coup en 1991, il est difficile pour Mickey Rourke de faire vendre des billets rien qu’avec son nom en haut de l’affiche.

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De MIAMI aux échecs commerciaux
Un parcours un peu similaire pour Don Johnson qui sera popularisé en 84 avec la série Miami Vice. Le comédien est l’idole des femmes et va vouloir se montrer sur grand écran. Malheureusement pour lui, en 1988 la série bat de l’aile avec une saison 4 très moyenne, et son premier grand film intitulé Sweet Hearts Dance est un échec critique et commercial.
En 1989, c’est le coup fatal avec l’annulation de la série Miami Vice et l’échec cinématographique du thriller Dead Bang de John Frankenheimer. L’année suivante, il s’essaye au thriller Hitchcockien avddec Hot Spot de Dennis Hopper. Même si le film reçoit des critiques positives et obtient le statut " Culte ", il se ramasse totalement au Box-Office. Trois films avec Don Johnson dans le premier rôle… Trois échecs.
Pour le coup, l’associé avec Mickey Rourke dans un blockbuster n’allait pas arranger les choses.
Une histoire de motos et de cow-boys
Alors, oui, je le clame Haut et Fort, j’ai aimé le film. Bien que je le connaisse, je ne l’avais jamais vu auparavant et j’ai profité du Challenge VHS sur Twitter, organisé par le podcast « VHS & Canapé » pour découvrir ce petit film fort sympathique.
Pour faire court, le long-métrage raconte l’histoire (un peu futuriste) d’un motard et d’un cowboy - as de la gâchette qui braquent un fourgon blindé, afin de sauver le bar de leur enfance. Malheureusement, ils ne vont pas trouver de l’argent dans les sacs mais une nouvelle drogue appartenant à la Mafia. Une course poursuite infernale commence entre les deux héros et les hommes de main de la pègre.
Une VF de qualité
Attention, ce n’est pas non plus le film du siècle, il a beaucoup de défauts, pas mal d’incohérences, quelques passages lourdingues mais ça reste un film culte… En partie grâce à sa Version Française.
Effectivement, deux matadors de la VF, Patrick Poivey et Edgar Givry, ont prêté leurs voix aux deux comédiens américains et l’alchimie fonctionne à merveille. Ils ont du s’éclater à improviser, à sortir des punchlines complètement loufoques mais drôles et ils donnent un certain attachement aux personnages. Cependant une chose m’a gêné, Patrick Poivey ne double pas Don Johnson mais prête sa voix à Mickey Rourke. Pour rappel, ce dernier est la voix officielle de Bruce Willis et de Don Johnson et je ne sais pas pourquoi l’agence de doublage a décidé de changer. Je trouve ça dommage car la voix de Poivey colle un peu moins avec le tempérament de Mickey Rourke. Puis ça fait drôle d’entendre Don Johnson avec une autre voix.
Les méchants des années 90
Côté méchant, nous sommes servis… Deux seconds couteaux sont au rendez-vous, Daniel Baldwin (Vampires de John Carpenter) et Tom Sizemore (True Romance de Tony Scott). Sur le papier c’est sympa mais à l’image ce n’est pas génial. Baldwin cabotine à mort et l’on sent dans son regard qu’il n’aura pas la même carrière que son frère ainé Alec. Tandis que Sizemore fait du Sizemore et limite la casse… Ce n’est pas non plus le bad guy ultime.

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Une bande son Rock 'n Roll


En revanche, gros point positif… Comme tout bon blockbuster des années 90, il lui faut une super bande-son et la MGM s’est payée le luxe d’avoir Bon Jovi au générique. Un film de motards sans Rock FM, ce n’est pas un film de motards.
Déchéance et Miracle
Bon vous l’aurez compris, le film est un échec à sa sortie engrangeant un peu plus de 7 millions $ sur le territoire US pour un budget avoisinant les 23 millions $. Ce qui enfonce un peu plus les carrières de Mickey Rourke et de Don Johnson. Heureusement que pour ce dernier un miracle apparu, puisqu’il enchaînera avec quelques succès critiques et commerciaux. Quant à Mickey Rourke ça sera la une des tabloïds, la drogue, l’alcool, la boxe et la chirurgie.
Jason

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