[CRITIQUE] : Nightmare Island

[CRITIQUE] : Nightmare Island

Réalisateur : Jeff Wadlow

Acteurs : Lucy Hale, Michael Peña, Portia Doubleday, Maggie Q, Michael Rooker,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Epouvante-Horreur, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h50min.
Synopsis :
L’énigmatique M. Roarke donne vie aux rêves de ses chanceux invités dans un complexe hôtelier luxurieux et isolé. Mais quand leurs fantasmes les plus fous se transforment en véritables cauchemars, les invités n’ont d’autre choix que de résoudre les mystères de cette île pour en sortir vivants.


Critique :

Foutraque à mort, rarement régressif ni défendable, loin du gros plaisir coupable + ou - attendu et ne répondant jamais à la belle promesse d'une adaptation TV horrifique de la série culte, #NightmareIsland est un gros ratage qui se paye le luxe de s'autosaborder de bout en bout. pic.twitter.com/RWrKUoVhrQ— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) February 12, 2020
Sur le papier, la nouvelle proposition hivernale de Blumhouse (généralement la bonne partie de l'année ou la firme dégueule en salles le pire de son catalogue), envoyait franchement du pâté et tentait de faire frétiller notre fibre nostalgique qui, avouons-le, n'a pas forcément besoin d'être beaucoup poussée pour s'enthousiasmer : une adaptation de la cultissime (mais pas toujours défendable) série L'Île Fantastique à la sauce horrifique, avec un Michael Peña abandonnant sa tchatche Marvelienne pour camper les Mr Roarke faussement généreux mais sans Tattoo.

Pourquoi pas, tant le concept original pouvait clairement être pervertie et tourné en cauchemar pur et simple, même par une firme devenue une référence fragile du giron horrifique, malgré quelques (bon beaucoup) étrons bien gras.
[CRITIQUE] : Nightmare Island

Flanqué en salles juste après le manqué Black Christmas et juste avant l'alléchant Invisible Man (soit trois remakes en l'espace de... deux mois), le film de Jeff Wadlow, réalisateur maison depuis le raté - pour être poli - Action ou Vérité, foire dans les grandes largeurs le peu de belles promesses qu'il pouvait inspirer, pour mieux incarner un divertissement " d'horreur " sans âme, jamais vraiment gore, jamais vraiment flippant et encore moins bandant.

Avec son lot de personnages stéréotypés à mort (dont chaque trait de personnalité n'est que prétexte à quelques rebondissements scénaristiques, parce qu'ils ont tous un passé dur hein), se retrouvant à tater du bout des doigts leurs fantasmes sur une île de tous les possibles faussement paradisiaque et reculée, avant de réaliser que oui, la proposition qu'on leur a faite contient un petit astérisque macabre (sans pour autant que ma mythologie autour de l'île soit poussée plus que cela, pourquoi s'emmerder avec des explications et un brin de complexité); Nightmare Island joue la carte de l'horror movie chaste au premier degré façon Les Marseillais à Cancun torché en charentaise, avec ses héros sacrifiés sans grandeur ni intérêt au sein d'une intrigue incrédule (elle ne croit jamais en ses effets ni même en sa propre histoire, ça tombe bien nous non plus), aussi prévisible et ennuyeuse qu'elle est d'une stupidité/incohérence abyssale, à peine rythmée par des jumps scares ridicules - tout comme ses twists - et un climax WTF au possible.
[CRITIQUE] : Nightmare Island

Foutraque à mort (un Michael Rooker on fire en est la preuve la plus douloureusement probante), plus où moins bien joué (par quelques têtes connues du petit écran, faisant ce qu'ils peuvent avec une écriture improvisée ), rarement régressif, ni tendu et encore moins défendable, loin du gros plaisir coupable plus ou moins attendu et louchant sur une pluie de références sans jamais vraiment les maitriser (Saw en tête), le Blumhouse nouveau est un beau ratage qui chie sur la série originale aussi bien qu'il s'amuse tout du long à s'auto-saborder avec une frénésie à la limite de la folie créative.

On en attendait beaucoup, même venant d'un Wadlow à la caméra fragile (sa mise en scène est toujours aussi plate et illisible dans le feu de l'action), inutile de dire que l'on a salement été desservie...


Jonathan Chevrier

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