[TOUCHE PAS À MES 80ϟs] : #90. Texas Chainsaw Massacre II

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Nous sommes tous un peu nostalgique de ce que l'on considère, parfois à raison, comme l'une des plus plaisantes époques de l'industrie cinématographique : le cinéma béni des 80's, avec ses petits bijoux, ses séries B burnées et ses savoureux (si...) nanars.
Une époque de tous les possibles où les héros étaient des humains qui ne se balladaient pas tous en collants, qui ne réalisaient pas leurs prouesses à coups d'effets spéciaux et de fonds verts, une époque où les petits studios (Cannon ❤) venaient jouer dans la même cour que les grosses majors légendaires, où les enfants et l'imaginaire avaient leurs mots à dire,...
Bref, les 80's c'était bien, voilà pourquoi on se fait le petit plaisir de créer une section où l'on ne parle QUE de ça et ce, sans la moindre modération.
Alors attachez bien vos ceintures, mettez votre overboard dans le coffre, votre fouet d'Indiana Jones et la carte au trésor de Willy Le Borgne sur le siège arrière : on se replonge illico dans les années 80 ! 

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#90. Massacre à la Tronçonneuse 2 de Tobe Hooper (1986)
C'est lorsque les cinéastes ne sont plus parmi nous, qu'ils nous manquent décemment le plus.
Cette vérité générale foutrement évidente et digne d'être dégueuler par un Captain Obvious du pauvre, n'a pourtant jamais été aussi vraie que lorsqu'on la juxtapose sur la disparition de quelques-uns des plus grands maîtres de l'horreur.
Que ce soit feu Wes Craven, George Romero ou encore Tobe Hooper, si l'on avait vraiment du mal à soutenir leurs dernières péloches en salles ou directement dans les bacs (ce qui ajoute une tristesse encore plus douloureuse à leurs fins de carrières), il est aujourd'hui bien plus difficile de ne pas les regarder, tout comme leurs plus indéfendables bandes, avec une certaine mélancolie voire même une bienveillance assez étonnante.
Impossible aujourd'hui donc, de ne pas ressentir une certaine tendresse à la vision de Massacre à la Tronçonneuse 2 par exemple, opus longtemps mal-aimé parce que peu aimable avec son auditoire, mais dont le statut de " mauvais film " est on ne peut plus relatif désormais, passé une franchisation extrême des aventures de ce pauvre Leatherface, alternant entre des suites immondes, un remake solide et des prequels haurement dispensables.
Il faut dire qu'Hooper avait salement mis les formes pour se démarquer de son chef-d'oeuvre insurpassable original, pleinement conscient qu'il ne pourrait jamais le reproduire (la foudre ne tombe jamais une seconde fois au même endroit), mais surtout qu'il fallait partir dans la direction totalement opposée : soit passé du cauchemar viscéral et réaliste, au gros trip baroque et outrancier.

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Produit par une Cannon qui lui a laissé le champ libre à tous les niveaux, le metteur en scène laisse parler sa folie comme jamais auparavant, explosant les petites touches d'humour noir présente au coeur du premier film, pour en faire le mojo vibrant d'un délire cartoonesque bancale mais incroyablement généreux, shooté au burlesque le plus extrême, totalement ancré dans son époque (les années Reagan) et se permettant même quelques écarts méta assez improbable (en rejouant, pas toujours adroitement, quelques scènes du Texas Chainsaw Massacre d'origine).
Ne se refusant rien dans sa quête de démesure la plus totale, poussant jusqu'au bout sa violence graphique et psychologique, tout en tournant autour de la quête vengeresse folle d'un Dennis Hopper absolument dément (et au nez constamment dans la poudreuse) en ranger du Texas cherchant à faire payer à Leatherface et sa famille de cinglés - vivant tranquillou dans un parc d'attraction glauque -, la mort de son frère invalide; Texas Chainsaw Massacre II est une oeuvre hystérique, malsaine et grandguignolesque (son final dantesque et jouissivement ridicule, le définit presque trop parfaitement), ou Hooper ne suggère plus le mal à l'état pur, mais le montre avec un relâchement admirable.
Satire abrasive sur la génération yuppie (une évolution face au thème majeur du premier, allégorie poignante sur la terreur de toute une génération face à la guerre du Vietnam), comédie horrifique sanglante as hell (Tom Savini ♡), love story dérangeante (superbe Caroline Williams) dans un Texas plus putride et inhospitalier que jamais, suite nanardesque qui démonte volontairement le concept même de suite ou encore vraie péloche rock'n roll comme on en fait presque plus; le film est un petit bout de cinéma comme on en fait plus, et c'est peut-être ce qu'il y a de plus triste au fond, plus que le destin funeste de Leatherface dans les limbes d'Hollywood...
Jonathan Chevrier

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