[FUCKING SERIES] : V Wars saison 1 : Vampires sucks

[FUCKING SERIES] : V Wars saison 1 : Vampires sucks
(Critique - avec spoilers - de la saison 1)


Y'a comme une co**lle dans le pâté ou, plus poliment, un sacré sentiment de déjà vu quand on regarde l'affiche de la nouvelle série d'épouvante made in Netflix V Wars, un show vampirique porté par rien de moins que Ian Somerhalder qui, une fois définitivement débarrassé de l'encombrante étiquette de The Vampire Diaries - il y a à peine deux ans -, n'a pas franchement traîné pour jouer à nouveau les suceurs de sang sur le petit écran.
Pourquoi pas, même s'il est assez rare de voir des comédiens sortir d'un cercueil en colza, pour s'enfermer lui-même dans un autre, tout en le clouant de ses propres mains.
Débarqué sur les ondes ce jeudi, avec une discrétion qui en dit long sur la confiance que peut avoir Netflix sur son pouvoir d'attirance sur ses abonnés, la série est une adaptation du comics éponyme de Jonathan Maberry (publié dès 2012), et voulu comme une variation originale - enfin, on se comprend - et un poil inédite du mythe vampirique, ou la transformation en predateur aux dents longues viendrait tout simplement d'un virus (comme pour les films de zombies quoi), rappelant étrangement ce que nous proposait il y a peu la mitigée The Strain, produite par Guillermo Del Toro.

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Copyright Netflix

On y suit donc les aléas du Dr Luther, un scientifique visiblement cousin de Frank Drebin, qui ramène accidentellement un virus très ancien, après un voyage avec son BFF Michael, dans une station de recherche polaire ou il était bloqué dans ma glace.
Malheureusement, cette extraction a pour effet de transformer Michael en un vampire buveur de sang, et de faire de son mal une infection qui se propage de manière totalement incontrôlable dans son corps et celui des autres infectés, génétiquement " prédisposés " à encaisser cette terrible mutation.
Conscient de sa boulette et de celle des autres scientifiques, Luther fait donc équipe avec la Sécurité nationale pour empêcher la propagation de l'infection de ceux qu'on appelle les " Bloods " (une vraie évolution de l'humanité, des monstres qui n'ont pourtant pas pour autant renoncés à leur humanité), endiguer une guerre entre les vampires et le reste de la population mais aussi, accessoirement, sauver son pote... si possible hein.
Passé un épisode pilote assez catastrophique sur de nombreux points même s'il pose des bases assez prometteuses, V Wars rentre gentiment dans le rang du show calibré et sans véritable audace narrative - c'est cousu de fil blanc durant toute la saison -, avec sa pluie de dialogues riches en expositions, du cliché à gogo et de nombreux rebondissements conçus pour gonfler une tension dramatique pas toujours adroite (love story inutile en prime), plutôt que pour stabiliser la cohésion toute relative de son intrigue mère.

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Copyright Netflix

S'il n'est pas déficitaire en idées accrocheuses (la cohabitation entre l'homme et les vampires dans un monde contemporain en tête), c'est sensiblement dans son exécution que le show pêche le plus, gentiment engoncé dans un confort vite frustrant (un univers jamais étendu partant pourtant d'un conflit MONDIAL, et dont la supposée conclusion après dix épisodes, n'apporte pas ou peu de réponses satisfaisantes tout en traçant les grandes lignes d'une saison 2 qui s'annonce tout aussi pingre en effets), entre partitions souvent approximatives (qui vont de pair avec des personnages pas toujours cohérents dans leurs actes), recyclages de références plus ou moins bien digérées et un rythme étonnamment soutenu.
Et pourtant, l'aficionados hardcore du mythe vampirique (ou le/la groupie number one de Somerhalder, au choix) peut gentiment y trouver son compte, entre une horreur solide et quelques envolées gore vraiment fun, mais surtout une vraie envie de bien faire qui peut, partiellement, masqué son manque de moyen à tous les niveaux.
Un vrai show Netflix lambda en somme, aussi vite consommé et oublié une fois qu'il a fait son office principal : occuper notre esprit pendant un tout petit peu plus d'une demie heure chaque soir.
Peut-être que la suite, déjà dans les tuyaux, pourra redresser la barre, mais ne soyons pas trop optimiste non plus...
Jonathan Chevrier

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