[FUCKING SERIES] : The Naked Director saison 1 : Le Japon mis à nu

[FUCKING SERIES] : The Naked Director saison 1 : Le Japon mis à nu
(Critique - avec spoilers - de la saison 1)
Un été paisible en France, paysages fleuris, plages étendues et pour rendre le tout encore plus agréable, visionnage de séries et films, voilà ce qu’a pu être mon mois d’août. Mes vacances ont pris une toute autre tournure après la découverte de The Naked Director, sur Netflix. Je fuis la campagne pour partir dans un Japon ambitieux, en plein essor économique et découvre un monde que je ne connaissais guère : l’industrie du porno dans les années 80. 

[FUCKING SERIES] : The Naked Director saison 1 : Le Japon mis à nu

Copyright Mio Hirota


Avec un générique joliment coloré et accompagné d’un jeu de pixels hypnotisant, symbole de censure et d’images interdites, Masaharu Take nous emmène vers un voyage périlleux. Voyage conduit par Takayuki Yamada, excellent dans son rôle de fou du travail, voulant constamment se dépasser pour être le précurseur d’un genre nouveau. Lui et son équipe (dont on soulignera le jeu d'acteur de Shin'nosuke Mitsushima, jouant le bras droit du personnage principal) nous font découvrir l'univers pornographique au Japon, de la création d'un film en passant par sa distribution.
L'évolution de ce genre devient alors également l'évolution des personnages qui veulent constamment se surpasser, s'enrichir et faire connaître leur création au monde entier. Le spectateur peut observer à travers cette série, une envie folle de conquérir le monde, notamment les États-Unis dont les films pornographiques à l'époque avaient une longueur d'avance évidente. Masahura Take adopte justement le choix judicieux de mettre en avant des musiques anglophones, notamment Black To Black d'Amy Winehouse, Don't Dream It's Over de Crowded House ou encore Mr. Lonely de Bobby Vinton.

[FUCKING SERIES] : The Naked Director saison 1 : Le Japon mis à nu

Copyright Mio Hirota


Autre que la culture Japonaise, c'est surtout le monde pornographique qui est davantage mis en avant. Monde totalement illégal à l'époque, accepté selon des règles strictes : censures, scènes simulées… Un sexe dans un magazine ne doit par exemple pas dépasser une certaine taille, malgré la censure déjà imposée. Nous suivons alors l'histoire d'un réalisateur (Toru Muranishi) qui fera tout pour rendre le genre plus accessible, avec un contenu qui nécessite beaucoup moins d'imagination.
L'actrice Misato Morita joue également un rôle crucial, un personnage qui souhaite s'épanouir dans sa vie sexuelle sans avoir à être jugé, insulté par beaucoup de personnes pour assumer aimer le sexe. Nous aurons alors de beaux moments où la jeune femme, levant les bras pour montrer ses belles aisselles poilues, soulignant le fait qu'elle veut rester elle-même, malgré un nombre important d'hommes voulant la voir totalement épilée.
The Naked Director est une série esthétique qui nous offre de beaux moments musicaux et des jeux d'acteur saisissants. On peut notamment reconnaître Lily Franky qui a joué dans le récent Une Affaire de Famille, ou encore Jun Kuninura jouant le rôle du “japonais” dans le film coréen The Strangers.

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Copyright Mio Hirota


Durant le visionnage de la série, le spectateur est transporté vers un univers trop peu connu, qui a pourtant eu des conséquences importantes à cette époque et encore aujourd'hui. Il en apprendra alors énormément sur le genre en question, tout en étant face à une série jouissive grâce à certaines scènes de tension saisissantes.
Elisa Twardowski

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