Midsommar

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Pourquoi voir Midsommar ?
Après Hérédité (Hereditary), Ari Aster replonge une nouvelle fois les spectateurs dans l'horreur avec une oeuvre choque et oppressante.
Midsommar est un ovni cinématographique, la mise en scène est maîtrisée de bout en bout, chaque plan est magnifié, le casting est parfait, le rythme très lent et les décors sont magnifique, pourtant Midsommar est un film qui oppresse le spectateur comme rarement un film l'a fait, certaines scènes donnent littéralement envies de quitter la salle, l’atmosphère est pesante du début à la fin, une expérience éprouvante mais une réussite pour le réalisateur qui signe ici une oeuvre atypique parfaitement maîtrisée.
Midsommar peut se concevoir comme un cauchemar éveillé, un trip entre amis qui se transforme rapidement en descente aux enfers, alors difficile de parler du film sans révéler les scènes-clés de l'intrigue, ce qu'on peut dire c'est que le réalisateur livre un film atypique.
Pour son premier long métrage, Ari Aster signait avec Hérédité un classique instantané du cinéma d'horreur, une prouesse pour une première réalisation, une chose est sûre il n'a rien perdue de son talent pour sa seconde réalisation, Midsommar est un choc visuel.
Contrairement à Hérédité qui se déroulait dans une maison où les ombres étaient légion, l'action de Midsommar se déroule en plein jour, une lumière qui pourrait être salvatrice dans un film d'horreur sauf qu'ici il n'en n'est rien, Ari Aster place ses protagonistes dans une plaine suédoise baignée de lumière saupoudrée de fleurs et de gens gentils et souriants (au début du moins), le spectateur est dérouté par ces décors qui tranchent avec les films d'horreur traditionnels.
La lumière est un élément intéressant dans Midsommar, elle n'est quasiment pas présente au début de l'histoire mais elle est omniprésente lorsque les personnages principaux débarquent dans la communauté suédoise, un soleil qui ne se couchera pas puisque qu'ils arrivent lors du soleil de minuit, également appelé jour polaire, durant cette période qui commence environs au solstice d'été, le soleil ne se couche pas pendant environs 30 jours.
Normalement la lumière symbolise le paradis, le joie, la sécurité, ici les anges sont partis, la lumière brûle les esprits et les âmes des touristes qui pénètrent dans cette communauté suédoise aux rites mystiques, un véritable enfers ensoleillé.
La photographie de ce film oppressant à souhait est signée Pawel Pogorzelski, directeur de la photographie sur We're Still Together, Tragedy Girls et sur le premier film d'Ari Aster, Hérédité, son travail plonge le spectateur dans un enfer baigné de lumière.
Dans Midsommar le spectateur suit un couple sur le point de se séparer, Dani et Christian, rien ne va plus entre eux mais un événement tragique va pousser Christian à ne pas rompre avec Dani, il ne veut pas ajouter leur séparation à sa peine, Christian devait partir seul avec ses amis en Suède pour participer à un festival qui a lieu une fois tous les 90 ans, il propose à Dani de venir avec eux pour lui changer les idées, à leur arrivé tout ce passe parfaitement dans le meilleur des mondes mais rapidement tout va changer.
Midsommar est une pépite du cinéma d'horreur, après Hérédité, Ari Aster continue son ascension dans ce genre qu'il affectionne tant, on n'est pas inquiet pour le reste de sa longue carrière, une carrière que beaucoup vont suivre.
Contrairement à beaucoup de films d'horreur, les personnages de Midsommar bénéficient d'une véritables écriture, surtout l’héroïne principale interprétée par Florence Pugh.
Pour incarner le personnage de Dani, Ari Aster a pensé à plusieurs actrices mais c'est Florence Pugh qui lui a fait forte impression, actrice britannique révélée grâce à son rôle de Katherine dans The Young Lady, un rôle qui lui vaudra de nombreuses récompenses dont le British Independent Film Award de la meilleure actrice.
Son rôle dans Midsommar tranche radicalement avec ses précédentes interprétations, elle plonge dans l'univers d'Aster avec une facilité déconcertante, elle est comme un poisson dans l'eau et livre une performance magnifique dans un film qui demande une grande rigueur.
Pour sa seconde réalisation, le réalisateur d’Hérédité réinvente le film d'horreur, peut être pas LE film d'horreur mes les longs métrages horrifiques de cette décennie, pas d'utilisation de jump-scare à tire larigot et d'effets spectaculaires, ici les protagonistes plongent petit à petit dans la manipulation sectaire qui mène à la mort ou à la lobotomie.
Midsommar est une oeuvre extrêmement anxiogène, l'atmosphère lente et pesante du film y est pour beaucoup, ici la peur et l'horreur n'est pas visible, elle se terre dans les esprits et les coutumes de cette communauté sectaire, la peur est extrêmement réaliste car ici point de monstres ou de slashers indestructibles mais des humains bien réels.
Au visionnage de Midsommar on ne peut s’empêcher de penser à The Wicker Man (Le Dieu d'osier), film culte de Robin Hardy avec le non moins culte Christopher Lee, un film où un sergent de police enquete sur la disparition d'une petite fille sur une île où une communauté se livre à des rites païens et des sacrifices, la fin du film fait également penser à la fin de Midsommar.
Midsommar comme The Wicker Man fait parti du Folk Horror, un sous-genre du cinéma d'horreur qui peut se traduire par horreur folklorique, en général un film qui fait parti de ce sous-genre se déroule dans des communautés fermées et isolées où des sectes, les personnes qui appartiennent à des communautés se livrent à des rituels païens voir sataniques, parmi les films majeurs du Folk Horror on retrouve The Wicker Man cité plus haut, La Nuit des Maléfices, Les Vierges de Satan, Les Démons du Maïs et les récents The Witch et Le Bon apôtre.
La durée du film (2h20) permet au réalisateur d'installer son atmosphère angoissante et d'enfermer le spectateur dans cette oeuvre qui mêle trip psychédélique et horreur souterraine.
Après avoir baigné dans une atmosphère anxiogène et subit des images terrifiantes de réalisme, le spectateur sort de ce visionnage vidé, une expérience cinématographique intense qui rappelons-le n'est pas à mettre devant tous les yeux et ne plaira pas à tout le monde, le propre des oeuvre d'art, quoi qu'il en soit Midsommar n'est pas un long métrage formaté, Ari Aster livre un film traumatisant d'une efficacité redoutable.

Un chef d'oeuvre du genre
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Synopsis :


Entre Dani et Christian rien ne va plus, Christian est sur le point de la quitter quand un événement tragique va pousser Christian à ne pas rompre avec Dani, il ne veut pas ajouter leur séparation à sa peine, Christian devait partir seul avec ses amis en Suède pour participer à un festival qui a lieu une fois tous les 90 ans, il propose à Dani de venir avec eux pour lui changer les idées, à leur arrivé tout ce passe parfaitement dans le meilleur des mondes mais rapidement tout va changer.

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Anecdotes :


Le scénario du film est signé par le réalisateur en personne.
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L'intrigue du film se situe en Suède mais le tournage a eu lieu Hongrie.
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La langue Affekt a été inventée pour les besoins du film.
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Une version longue de 30 minutes supplémentaires devrait sortir en Blu-ray et DVD.
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La musique du film a été composée par The Haxan Cloak (Triple 9).
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Affiches

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