[CRITIQUE] : Yesterday

 [CRITIQUE] : Yesterday

Réalisateur : Danny Boyle

Acteurs :  Himesh Patel, Lily James, Ed Sheeran, Kate McKinnon,...
Distributeur : Universal Pictures International France
Budget : -
Genre : Comédie, Musical.
Nationalité : Britannique.
Durée : 1h57min

Synopsis :

Hier tout le monde connaissait les Beatles, mais aujourd’hui seul Jack se souvient de leurs chansons. Il est sur le point de devenir extrêmement célèbre.
Jack Malik est un auteur-compositeur interprète en galère, dont les rêves sont en train de sombrer dans la mer qui borde le petit village où il habite en Angleterre, en dépit des encouragements d’Ellie, sa meilleure amie d’enfance qui n’a jamais cessé de croire en lui. Après un accident avec un bus pendant une étrange panne d’électricité, Jack se réveille dans un monde où il découvre que les Beatles n’ont jamais existé… ce qui va le mettre face à un sérieux cas de conscience.


Critique :

Entraînant même si sans surprise, ne bradant jamais son humour ni ses émotions, #Yesterday est un pur délice de romcom fun et charmante, doublée d'une vraie épopée musicale pleine de panache.
Un beau feel good movie comme on les aime, qui vibre à l'amour sous toutes ses formes... pic.twitter.com/A7oQ8S569f
— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) June 29, 2019

On avait laissé le vénéré Danny Boyle avec le formidable T2 Trainspotting, dramédie moderne et pessimiste aussi tendre que barrée sur le thème de l'acceptation, porté par un enthousiasme et une mélancolie férocement communicative, qui n'atteignait certes jamais vraiment la maestria de son glorieux ainé - une claque visuelle à tous les niveaux -, mais respectait scrupuleusement son aura magique pour lui concocter une suite différente, jouant la carte de l'originalité (le film ne fait qu'adapter partiellement le roman Porno d'Irvin Welsh) à défaut peut-être de celle, plus bandante mais moins louable, de la redite.


[CRITIQUE] : YesterdayDeux ans plus tard, et un Bond 25 douloureusement avorté entre-temps (pour " divergences artistiques ", et depuis échoué à Cary Fulunaga), le Danny nous revient plus en forme que jamais avec une nouvelle oeuvre prouvant l'éclectisme sidérant de son cinéma : une comédie musicale co-signée avec le papa de la comédie romantique UK, Richard Curtis, le tout enrobé dans un hommage sincère à l'un des groupes pop les plus importants de l'histoire, Les Beattles.

Sobrement intitulé Yesterday, le Boyle nouveau est un bijou comédie so british, un pur feel good movie survolté et enchanteur partant d'un postulat de départ proprement délirant (et rappelant, sur de nombreux points, Jean-Philippe de Laurent Tuel) : et si les Beattles n'avaient jamais existé... sauf pour un seul homme, Jack Malik, un chanteur amateur en quête de gloire, qui ne va pas se gêner pour saisir l'occasion et devenir une véritable superstar à la place des Fab Four de Liverpool, en s'emparant de leur oeuvre colossal sous la tutelle bienveillante d'un mentor attachant (Ed Sheeran, dans son propre rôle, avec plus de temps de que son caméo dans Game of Thrones).

[CRITIQUE] : YesterdayLe hic, c'est qu'une fois au sommet, le bonhomme aura vite le poids de son imposture qui lui reviendra en pleine poire, et une grosse crise de conscience remettra tout en question, sans pour autant alourdir plus que de raison la légèreté enthousiasmante du métrage, maîtrisé d'une main de maître par le cineaste, qui emballe le tout avec entrain même s'il a laissé un brin de côté, le petit grain de folie créatrice qui caractérise si bien la singularité de son cinéma.

Certes (très) classique dans sa forme, entre la comédie romantique (ah Lily James ❤) et drôle et le drame intime portant une réflexion prenante sur le monde du star-système et le statut d'artiste aujourd'hui (avec une petite crotte de nez lancée sur l'industrie musicale moderne) autant que sur la portée universelle et puissante de l'art, le film se voit constamment boosté par une énergie férocement communicative, un casting au diapason (le méconnu mais impeccable Himesh Patel, porte solidement le métrage sur ses larges épaules) et une bande originale - évidemment - géniale.

[CRITIQUE] : YesterdayEntraînant même si sans surprise (ce qui n'est pas un défaut en soi pour ce genre de production), ne bradant jamais ses bons sentiments, ni son humour et encore moins ses émotions, Yesterday est un délice de comédie romantique adorable et charmante, doublée d'une vraie épopée musicale pleine de panache et d'ivresse.

Un feel good movie comme on les aime, qui vibre à l'amour sous toutes ses formes... All You Need is Love qu'ils disaient les Beattles, pas vrai ?


Jonathan Chevrier

[CRITIQUE] : Yesterday