Mort de Bibi Andersson

Muse du grand réalisateur Ingmar Bergman, l'actrice Bibi Andersson est morte hier 14 avril 2019 à l'âge de 83 ans.

Mort de Bibi Andersson

Née en 1935 à Stockholm (Suède) Berit Elizabeth Andersson est la plus jeune des deux filles d'un homme d'affaire et d'une maman qui travaille dans le social. Après des études à l'Acédémie d'Art Dramatique de Stockholm suivi du Conservatoire National.

Elle est remarquée par un certain Ingmar Bergman qui l'engage d'abord pour les besoins d'une publicité en 1951 avant de l'engager pour son théâtre de Malmö. Mais ce n'est pas le cinéaste pour qui elle va jouer dans son premier long métrage de cinéma. En effet, elle obtient un petit rôle non crédité dans "Mademoiselle Julie" (1953) de Alf Sjöberg.

Après plusieurs films avec de petits rôles voir des apparitions elle tourne enfin son premier film avec Ingmar Bergman pour "Sourires d'une Nuit d'été" (1955) pour un énième second rôle mais elle tourne ensuite dans le chef d'oeuvre "Le Septième Sceau" (1956 - ci-dessous) avec Max Von Sidow, film qui sera Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes 1957.

Mort de Bibi Andersson

Cette fois elle ne quittera pratiquement plus son mentor. Après un téléfilm elle enchaîne avec "Les Fraises Sauvages" (1957 - ci-dessous) toujours de Ingmar Bergman qui obtiendra le Golden Globe du meilleur film étranger 1959.

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Après plusieurs films avec Ingmar Bergman avec "Au Seuil de la Vie" (1958), "Le Visage" (1958) et "L'Oeil du Diable" (1959) elle connaît également le reconnaissance avec d'autres réalisateurs notamment avec le film "La Maîtresse" (1962) de Vilgot Sjöman avec un rôle qui lui permet d'obtenir l'Ours d'Argent de la meilleure actrice au festival de Berlin 1963.

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Elle retrouve son pygmalion pour "Toutes ses femmes" (1964) puis, enfin, elle traverse l'Atlantique pour explorer un genre nouveau pour elle, le western avec "La Bataille de la Vallée du Diable" (1966 - ci-dessous) de Ralph Nelson avec Sydney Poitier et James Garner.

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A partir de ce moment elle va connaître une carrière qui va s'internationaliser. Suit un film italien "Scussi lei e favorelo, o contrario" (1966) de Alberto Sordi avant de connaître un joli succès avec le drame "Personna" (1966 - ci-dessous) de Ingmar Bergman où elle partage l'affiche avec Liv Ullmann l'autre muse du cinéaste (10 films ensemble, Bibi Andersson 11 !).

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Elle tourne ensuite en France avec "Le Viol" (1967 - ci-dessous) de Jacques Doniol-Valcroze avant de revenir à la source en tournant "Une Passion" (1969) de Ingmar Bergman.

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Elle joue ensuite au sein d'un casting prestigieux dans "La Lettre du Kremlin" (1970 - ci-dessous) de John Huston avec entre autres Richard Boone, George Sanders, Raf Vallone, Max Von Sidow et Orson Welles.

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Elle continue avec Bergman et joue dans "Le Lien" (1971) et "Scènes de la Vie Conjugale" (1973) qui sera son dernier film avec le réalisateur suédois.

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Elle connait ensuite une parenthèse italienne avec "La Rivale" (1974) et "Blondy" (1975) tous deux de Sergio Gobbi, puis "Il pleut sur Santiago" (1975) de Helvio Soto.

L'actrice tourne un peu moins mais avec une carrière qui est désormais plus éclectique que ce soit au niveau des genres que de l'origine des productions.

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Elle revient en France avec "L'Amour en Question" (1978) de André Cayatte avant de partir à Hollywood où elle tourne le drame "Un Ennemi du Peuple" (1978 - ci-dessus) de George Schaefer avec un méconnaissable Steve McQueen, un film post-apocalyptique "Quintet" (1978) de Robert Altman avec Vittorio Gassman, puis "Airport 80 Concorde" (1979) de David Lowell Rich avec Alain Delon, Robert Wagner et George Kennedy.

Mort de Bibi Andersson

On la voit aussi un peu plus à la télévision, surtout des téléfilms mais les projets sur grand écran se font plus rares. Elle connaît néanmoins en,core un beau succès critique et public avec le film "Le Festin de Babette" (1987) de Gabriel Axel dans lequel elle n'a toutefois qu'n rôle secondaire.

A partir de 1990 elle est metteur en scène dans un théâtre de Stockholm. L'essentiel de son travail est désormais à la télévision ou sur les planches où elle retrouve à l'occasion Ingmar Bergman.

Dans ces derniers films on peut citer "Le Rêve du papillon" (1994) de Marco Bellocchio, tandis que son dernier long métrage sera dans "Arn, Chevalier du Temple" (2007) de Peter Flinth.

L'actrice publie en 1996 son autobiographie "Ett ögonblick" ("Un Moment" ou littéralement "Un Clin d'Oeil").

Elle a été marié à trois reprises, avec le réalisateur Kjell Grede (1960) avec qui elle a eu une fille, avec l'homme politique Per Ahlmark (1978) puis un troisième (2004).

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L'actrice a connu un accident vasculaire cérébral en 2009 à la suite duquel elle aurait perdu l'usage de la parole.

Bibi Andersson, à jamais une des muses (avec Liv Ullmann et ses 11 films, Ingrid Thulin et ses 9 films) de Ingmar Bergman, est morte ce dimanche 14 avril 2019 à l'âge de 83 ans.


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