Coco

CocoQue la fête des morts commence
Coco est l’arrière-grand-mère du jeune Miguel. Vieillissante, elle commence à perdre la mémoire, mais elle garde toujours une pensée pour son papa qui aurait quitté toute la famille pour une gloire nationale comme chanteur. Le dénommé Ernesto de la Cruz, mort, est une star nationale ; mais le traumatisme familial dû à son départ a eu pour conséquence de bannir la musique de la culture familiale au profit d’une belle réputation autour de la cordonnerie construite depuis trois et bientôt quatre générations avec Miguel. Mais le petit Miguel a d’autres rêves et ceux-ci sont musicaux. Il va devoir aller à l’encontre de l’interdiction familiale et même aller chez les morts pour la fête de « El dia de los muertos » afin d’obtenir la bénédiction de son illustre aïeul.Disney Pixar s’internationalise avec ce film situé au Mexique, loin des contes européens multi exploités par les studios, pour une belle histoire de transmission et de mémoire autour de cette excellente tradition mexicaine de la fête des morts. Rien de morbide, le monde des morts est même hyper festif, coloré et peuplé d’animaux fantastiques chatoyants. La toussaint version tout sourire avec de grand banquet en l’honneur des morts qui viennent se mettre à table avec les vivants. Cette tradition dédramatise la mort, car la tension narrative réside dans cette idée qu’une fois oubliés des vivants, les morts meurent pour de bon, s’évanouissent et disparaissent à jamais. Et l’immortalité réside dans les moments passés avec ceux que l’on aime et de s’ancrer réciproquement de bons souvenirs qui nous survivront. Super positif comme philosophie. Après on est chez Disney donc les gens qu’on aime, ce sont les membres de sa famille et c’est inconditionnel ; on accepte le deal, c’est le fonds de commerce des studios depuis 80 ans. Mais çà fait du bien un propos positif dans un scénario habilement construit même si un peu poussif dans sa première moitié ; humour, tendresse, sagesse, action sont au rendez-vous autour d’un discours intelligent. C’est la signature Pixar, plaire aussi bien aux grands qu’aux petits avec des histoires à tiroirs. Hyper rythmé, les petits adoreront, par contre ce rythme quelquefois effréné empêche aux sentiments et à l’émotion de s’installer profondément. Tout cela est anecdotique dans un film aux qualités innombrables qui a beau jeu de retourner tout le public dans son final par un twist inattendu et bourré d’émotion, lui. Encore un film d’animation à voir en famille, prétexte à aborder de manière intelligente des problématiques existentielles.
Sorti en 2017
Ma note: 17/20

wallpaper-1019588
[CRITIQUE] : J’ai perdu mon corps
wallpaper-1019588
[Cannes 2019] “Little Joe” de Jessica Hausner
wallpaper-1019588
LES PLUS BELLES ANNÉES D’UNE VIE (Concours) 5 places de cinéma à gagner
wallpaper-1019588
Nouvelle image officielle pour Bill & Ted Face The Music de Dean Parisot
wallpaper-1019588
La vie est un long fleuve tranquille
wallpaper-1019588
Personnages du sexe opposé
wallpaper-1019588
Box-office US du week-end du 10/01/2020 : Sam Mendes détrône (enfin) Star Wars !
wallpaper-1019588
[TOUCHE PAS À MES 80ϟs] : #90. Texas Chainsaw Massacre II