Glass, critique

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Le Bruce Willis d’Incassable et le multiple James McAvoy de Split se rencontrent dans Glass. La confirmation d’un retour en grâce de M Night Shyamalan ? ou un nouveau soufflé qui retombe très vite ? Malheureusement, c’est la seconde option.

Glass, critiqueEn décembre 2000, à l’époque où les super-héros ne dominaient pas encore le box office, le réalisateur de Sixième Sens nous offrait son second film, d’une maîtrise exemplaire. Un drame familial émouvant doublé d’une réflexion passionnante sur les super-héros sous un angle réaliste qui reste encore d’actualité aujourd’hui. Revenu en grâce après the Visit, M. Night Shyamalan a cartonné avec Split il y a 2 ans et créait la surprise en incorporant le personnage Incassable de David Dunn juste avant le générique de fin, promettant ainsi une suite que tout le monde espérait depuis presque 20 ans.

Aujourd’hui, il revient donc avec la clôture de sa trilogie, Glass, organisant la rencontre entre Dunn et la Horde de personnalité de Split, sous la houlette de Mr Glass dans un hopital psychiatrique. Mais comment combiner deux univers aussi différents qu’un thriller horrifique et un drame héroïque ? Une équation difficile à résoudre pour le réalisateur pourtant maintenant aguerri.

Retrouvailles incassables

19 ans après Incassable, David Dunn joue donc au justicier discret dans Philadelphie, assisté de son fils, et se donne pour mission d’arrêter la Bête qui a à nouveau capturé quelques jeunes filles. Il le retrouve mais avant même que l’affrontement entre ces deux forces de la nature ne s’éternise, ils se font embarquer dans un hôpital psychiatrique. Ils y retrouve Glass qui y végètent donc depuis toutes ces années et c’est le docteur Staple qui va les prendre en charge et les convaincre qu’ils n’ont rien de super-héroïque. C’est là que tout dérape …

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Car si les 20 premières minutes sont impeccables pour nous rappeler au bon souvenir de Dunn et poser une ambiance, nous serons pris de court en débarquant dans un huis-clos qui tente de déconstruire le mythe du super-héros à coup de tracto-pelle. Dès cette entrée dans l’hôpital, Bruce Willis est totalement mis de côté, James McAvoy fait son show aux personnalités multiples (et montre régulièrement son passage à la salle de muscu) et Samuel L Jackson se réveillera juste pour le dernier tiers afin que l’intrigue puisse décoller et se résoudre dans la foulée.

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Shyamalan tombe à l’eau

Car oui, avec Glass, Shyamalan nous propose un récit qui donne des pistes de réflexion intéressantes et nous gratifie aussi de plusieurs idées de réalisation notables. Mais l’ennui est là et l’entreprise tourne souvent à vide. Là où il nous offrait un magnifique portrait d’homme perdu et une relation père-fils passionnante dans Incassable, il nous propose ici des personnages encore plus transparents que dans les films Marvel, ne donnant aucune émotion alors qu’il y a beaucoup de matière au drame.

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Et en plus, il se prend lui même les pieds dans le tapis car après l’avoir déconstruit, il reconstruit d’emblée son mythe du super-héros apportant malheur ou espoir avec un énorme poncif complotiste de série B que l’on soupçonnait mais que l’on ne voulait pas voir arriver, surtout après une petite bagarre sur un parking.

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Du coup, hormis quelques idées, la rencontre de Glass se révèle particulièrement décevante et on se dit que non, le retour de Shyamalan est définitivement à oublier. On gardera seulement Incassable dans nos têtes.


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