Critique: Aquaman

Critique: Aquaman

Personnage légendaire depuis 70 ans, Aquaman est le Roi des Sept Mers, régnant à contrecœur sur Atlantis. Pris en étau entre les Terriens qui détruisent constamment la mer et les habitants d’Atlantis prêts à se révolter, Aquaman doit protéger la planète tout entière…

Avec la déception Justice League de l’année dernière, c’est désormais avec un certain scepticisme que j’attends les futurs projets DC. Alors que leur concurrent de toujours a su démontrer avec brio quel était le résultat de 10 ans d’univers partagé avec Infinity War, l’univers qu’ont tenté de mettre en place Warner et DC s’effritait suite à l’échec du film Justice League: Ben Affleck écarté d’un film Batman (et très probablement du rôle) qui semble au point mort, Henry Cavill qui remet en question son avenir en tant que Superman, rejet de la part de Warner de l’appellation DCEU (DC extended universe), etc etc… Bref, Warner et DC naviguent désormais à vue sans avoir de vision à long terme. Le navire Warner/DC prend l’eau: Aquaman sera t-il celui qui le coulera définitivement?

Critique: Aquaman

Une chose est sûre: Aquaman donne du répit à Warner et DC et empêche le navire de sombrer! Aux commandes, James Wan, le réalisateur de la saga Insidious et de Fast and Furious 7 , nous offre un film  spectaculaire mais pas parfait non plus.
Parmi les défauts, on pointera du doigt le scenario. Prévisible, sans aucune prise de risque et rebondissements, on se retrouve avec le thème éculé du héros rejetant son destin mais qui finira par prendre ses responsabilités. Autant dire qu’on ne peut pas faire plus classique. Incohérent aussi par moment, surtout vis à vis de Justice League. Si par une phrase Mera nous fait comprendre que le film se passe après le combat de l’équipe contre Steppenwolf, cette chronologie ne semble pas toujours très claire. Au niveau de la structure narrative, là aussi, c’est assez particulier: pas très linéaire, on a l’impression que le film part dans tout les sens.
On tente également aussi la carte de l’humour mais malheureusement, ça ne fonctionne presque jamais et ça parait forcé. Peut être est ce dû au duo Jason Momoa/Amber Heard qui ne crève pas du tout l’écran.

Critique: Aquaman

Néanmoins, tout ces défauts cités ci dessus sont pardonnés grâce au spectacle que nous offre James Wan. Le réalisateur a fait un choix: nous offrir un pur blockbuster et c’est ce qu’on a sous les yeux. Il tire parti de toute la singularité d’Aquaman et de son univers pour nous en faire un des films les plus atypiques du genre et survitaminé en action au point d’être plus épique que Justice League .
Le ton est donné dès le début par la reine Atlanna (incarnée par Nicole Kidman) qui  n’a rien à envier à Wonder Woman et ses amazones. James Wan nous propose un film totalement dingue qui est un mix de film d’aventure à la Indianna Jones, de science-fiction à la Star Wars et de heroic fantasy qui nous rappellera la saga du Seigneur des Anneaux.
Un mélange corrosif, d’autant plus que la majeur partie du film se passe sous l’eau! Fortement heureusement, ce mélange ne nous explose pas à la face au contraire: malgré quelques effets spéciaux inégaux, on ne peut rester de marbre devant Atlantis et l’univers sous marin riche d’Aquaman. C’est lumineux, futuriste et captivant. En matière de worldbuilding, Aquaman se démarque aisément  parmi les films de sa catégorie.

Critique: Aquaman

À l’image de la renaissance du personnage dans les comics en 2011 à l’occasion du New 52 qui a vu le héros prendre une dimension toute nouvelle, Jason Momoa en impose en Aquaman. Même si on pourrait remettre en question son jeu d’acteur, il est indéniable que son charisme était ce qu’il fallait pour séduire tout ceux qui réduisent Aquaman à l’homme qui parle aux poissons et surfe sur des dauphins. Aquaman est désormais prit au sérieux et pas sûr qu’un autre acteur blondinet comme la version comic du héros aurait pu/su remplir ce rôle aisément.

Critique: Aquaman

Pas mal de personnages gravitent autour d’Aquaman. Nous avons Amber Heard en Mera. Déjà vu dans Justice League, l’actrice est séduisante dans ce rôle et parvient à dépasser son statut de love interest mais il lui manque quelque chose pour la rendre vraiment attachante. Nicole Kidman a rôle d’Atlanna, la mère du héros et Willem Dafoe  hérite du rôle du mentor d’Aquaman, Vulko. Deux personnages coup de cœur, notamment pour Atlanna. Plutôt sceptique au départ, Nicole Kidman m’a convaincue dès les premières secondes. Aquaman est un veinard: il ne bénéficie non pas d’une mais de deux nemesis: Black Manta et Orm, demi-frère d’Aquaman. Le premier (incarné par Yahya Abdul Mateen II) fait plus office de « sous-boss » et bénéficie d’un traitement plutôt moyen mais reste tout de même intéressant. Patrick Wilson incarne Orm. Bien que ses motivations en tant que méchant soit basique, l’acteur (qui a l’habitude de tourner avec James Wan) nous convainc parfaitement! Un personnage qui mériterait d’être un peu plus développé dans une éventuelle suite. Un point commun unit ces personnages: leur costume qui sont très proche des comics sans pour autant paraître ridicule!

Si les films « d’équipe » ne sont toujours pas le fort de Warner et DC, ils s’en sortent plutôt bien quand il s’agit de films solo. Après Superman, Wonder Woman, c’est au tour d’Aquaman de nous séduire. Pas exempt de défauts, Aquaman parvient quand même à tirer son épingle du jeu. Le film de James Wan assume totalement son côté blockbuster et ne s’encombre d’aucun chichi. Visuellement ambitieux, spectaculaire, épique, divertissant, Aquaman est une aventure surprenante et cool! Excellente surprise, on en redemande! Ma note: 8/10


Aquaman est réalisé par James Wan avec Jason Momoa, Amber Heard, Patrick Wilson, Yahya Abdul-Mateen II, Willem Dafoe, Nicole Kidman et Dolph Lundgren. Durée: 02h20

Publicités

wallpaper-1019588
[CRITIQUE] : Killing
wallpaper-1019588
Les ciné-concerts, ça vaut quoi ?
wallpaper-1019588
VERSUS : Le Dîner de cons vs. Le Prénom
wallpaper-1019588
ROULEZ JEUNESSE (Critique)
wallpaper-1019588
[Cannes 2019] Palmarès de la Compétition Officielle
wallpaper-1019588
[CRITIQUE]: La Belle Époque
wallpaper-1019588
[CRITIQUE] : Frankie
wallpaper-1019588
Festival de Cannes 2019 : Le palmarès