[CRITIQUE] : Detective Dee : La Légende des rois célestes

[CRITIQUE] : Detective Dee : La Légende des rois célestes
Réalisateur :Tsui Hark
Acteurs : Mark Chao, Feng Shaofeng, Carina Lau, Lin Gengxin,...
Distributeur : Les Bookmakers/The Jokers
Budget : -
Genre : Fantastique, Action, Aventure.
Nationalité :Chinois.
Durée : 2h12min.

Synopsis :

Une vague de crimes perpétrée par des guerriers masqués terrifie l’Empire de la dynastie des Tang. Alors que l’impératrice Wu est placée sous protection, le Detective Dee part sur les traces de ces mystérieux criminels. Sur le point de découvrir une conspiration sans précédent, Dee et ses compagnons vont se retrouver au cœur d’un conflit mortel où magie et complots s’allient pour faire tomber l’Empire...


Critique :

Vraie suite d'une densité folle (et limite indécente), démesurée comme ce n'est pas permis tout autant qu'elle n'est jamais réellement sérieuse, #DetectiveDee : la Légende des rois célestes, certes pas exempt de quelques défauts, est un blockbuster épique et diablement jouissif pic.twitter.com/0CT0njOVTP— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) 8 août 2018

Au début de la décennie, passé quelques échecs commerciaux qui ne remettaient pourtant jamais en cause son immense talent, le formaliste de génie Tsui Hark se lançait dans une nouvelle aventure férocement alléchante, une franchise historico-spectaculaire mélangeant son amour pour le divertissement populaire généreux - pour être poli - et une relecture classique de l'histoire de son pays, entre figures iconiques et folkloriques : Detective Dee, bonbon pétillant sur pellicule entre polar fascinant façon Sherlock Holmes, conte fantastique et surnaturel débridé, et blockbuster pétaradant et jouissif à souhait, (très) lointainement calqué sur l'existence du véritable juge/politicien/enquêteur Di Renjie.

Menés d'une main de maître, bourrés jusqu'à la gueule de moments de bravoures iconiques, les deux premiers opus, Le Mystère de la Flamme Fantôme (le meilleur) et La Légende du Dragon des Mers, inscrivaient pleinement le cinéma chinois dans le divertissement à grand spectacle méchamment monopolisé par le cinéma ricain (dont il reprennait les codes en y apportant sa propre personnalité).
[CRITIQUE] : Detective Dee : La Légende des rois célestes

Forcément attendu au tournant (comme toute suite), La Légende des rois célestes se devait non seulement de suivre la voie qualitative - et délurée - des deux précédents films, mais également sauver un sepctateur lambda n'ayant réellement eu que le merveilleux Mission : Impossible - Fallout à se mettre sous la dent, au sein d'un été blockbuster 2018 mine de rien furieusement chiche en spectacle réellement bandant.

Bonne nouvelle, sans trop forcer - même si le bonhomme s'avère un poil moins habile en comparaison aux deux premiers volets -, Tsui Hark signe un petit bijou de cinéma à la folie créative unique, aussi réflexif et profondément politique qu'il est jubilatoire et volontairement généreux - même jusqu'à l'excès.
Exubérant comme jamais, Hark se lâche comme un fauve que l'on sort de sa cage, et aligne avec une frénésie délirante, une pluie de moments de bravoures géniaux, de plans gargantuesques et bouillonnants, où se mélangent une telle galerie de situations rocambolesque/WTF et un ton comique étonnant (un second degré absent des deux premiers opus) que le spectateur en prend tout du long plein les mirettes et n'a - quasiment - pas une seule seconde pour reprendre son souffle.
[CRITIQUE] : Detective Dee : La Légende des rois célestes

Vraie suite (le film reprend plus ou moins là où La Légende du Dragon des Mers se terminait) d'une densité énorme (infinie ?) à la limite de l'indécence du bon goût, épique et démesurée comme ce n'est pas permis, porté par des SFX fabuleux et une 3D joliment au rendez-vous (sans aucun doute la meilleure 3D vue en salles depuis des lustres, et elle bonifie clairement certains passages du métrage, dont l'incroyable climax) tout autant qu'elle n'est jamais réellement sérieuse; Detective Dee : la Légende des rois célestes, pas exempt de quelques défauts (sa longueur qui joue évidemment sur son manque de fluidité, l'aspect totalement bordélique autant de l'intrigue, faussement simpliste, que de certaines scènes), n'en est pas moins un blockbuster explosif, singulier et efficace.

Bref, un rendez-vous ciné immanquable et surtout, un pur divertissement estival comme on les aime...


Jonathan Chevrier


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