Sans un bruit

Par Crazyduck @Crazy_Critics





Pourquoi voir Sans un bruit ?

Le carton horrifique de cet été au États-Unis.

Les modes vont et viennent et cela dans tous les domaines, le cinéma ne fait pas exception, il suffit qu'un film cartonne et tout le monde va copier le concept pour surfer sur le succès, de nos jours ce qui fonctionne (pour le moment) ce sont les zombies, depuis que la série d'AMC The Walking Dead cartonne de saison en saison les réalisateurs du monde entier tentent leur chance.

De nombreux films ont émergés depuis, on peut citer The Dead de Howard J. Ford et Jonathan Ford, Dernier train pour Busan de Yeon Sang-Ho, World War Z de Marc Forster et le tout récent Cargo de Yolanda Ramke et Ben Howling,

Après Brief Interviews with Hideous Men et La Famille Hollar, c'est au tour de John Krasinski de se plonger dans un monde où les hommes sont des proies, l'histoire de Sans un bruit pourrait faire penser à un épisode de The Walking Dead, le spectateur suit une famille qui tente de survivre dans un monde envahit de mystérieuses créatures qui attaquent quand elles détectent un bruit, le plus plus petit soit-il.

Pour survivre les membres de la famille doivent respecter une règle et une seule, ne pas faire le moindre bruit, pas aussi simple qu'il n'y parait.

Pour son troisième film, John Krasinski réussi à faire d'un film horrifique sans pratiquement de dialogues et avec un casting restreint, un succès au box-office US, une réussite qui peut être attribuée à l’engouement des films horrifiques mas ce serait occulté le réel talent du réalisateur.

Sans un bruit est un film taillé pour le cinéma, une expérience visuelle et sonore qui se vit de la plus belle des manières en salle.

Sur Sans un bruit, Krasinski et son compositeur Marco Beltrami (Scream, The Homesman, La Dame en noir) ont fait un travail remarquable sur l'ambiance sonore du film, du fait de la quasi absence de dialogues, la musique est d'une importance capitale, le spectateur voit évidemment ce qui se passe à l'écran mais il ressent également chaque bruit et autre grincement, ici le spectateur est obligé de s'adapter au film comme les personnages s’adaptent à leur environnement.

Comme dans l'excellent Don’t Breathe et Dans le noir, Sans un bruit est un long métrage qui mise sur l'expérience sensorielle, une expérience qui prend tout son sens dans une salle de cinéma.

Sans un bruit est rempli de scènes horrifiques marquantes, sans en dire trop on peut notamment citer celle du silo et de la cave.

Terriblement efficace en terme d'immersion auditive, Sans un bruit n'oublie pas le visuel, la photographie signée par Charlotte Bruus Christensen (La Fille du train, Le Grand jeu) est soignée, la lumière éclatante réchauffe cet environnement cauchemardesque, les décors créé par Jeffrey Beecroft (Danse avec les loups, L'Armée des douze singes, The Game) sont également à la hauteur.

Avec un concept aussi fort Sans un bruit aurait pu n’être qu'un concept et laisser de coté le scénario, hors John Krasinski, Bryan Woods et Scott Beck livrent une histoire simpliste amplement assumée qui permet au concept d’être au milieu du récit et non l'inverse.

Le casting étant très réduit et les mots quasi absents, il est d'une grande importance, l'acteur et réalisateur John Krasinski non content de réaliser le film s'offre également le rôle du père de famille, pour incarner la mère de cette famille qui tente de survivre John Krasinski a évidemment pensé à sa femme à la ville qui n'est autre que Emily Blunt, Sans un bruit est le premier film où le couple partage l'affiche.

Leur complicité est bien-sûr évidente à l'écran, une complicité qui sert entièrement le film, pour incarner les trois enfants de cette famille on retrouve Millicent Simmonds, Cade Woodward et Noah Jupe, les trois jeunes acteurs sont impeccables, leur jeune âge renforce le sentiment d'attachement que le spectateur éprouve pour cette famille que tente de survivre.


Avec Sans un bruit, John Krasinski réalise un film totalement différent de ses deux précédents films, il passe la porte du cinéma de genre de la plus belle des manières en livrant un film original et maîtrisé, Sans un bruit est une oeuvre qui se vit comme une expérience cinématographique, une oeuvre qui reste encrée dans la rétine des spectateurs.

Sans un bruit fait partie du club très fermé des films d'horreurs/épouvantes à avoir cartonné au box-office mondial, , après son premier week-end, le film réalise un excellent démarrage en rapportant plus de 50 000 000 $ au box-office US pour un budget de 17 000 000 $, grâce à cette exploit il réalise le troisième meilleur démarrage de tous les temps pour un film d'horreur derrière Paranormal Activity 3 (52 500 000 $) et Ça (123 400 000 $), un succès mérité.


Une expérience terriblement efficace




Synopsis :


Une famille tente de survivre dans un monde envahit de mystérieuses créatures qui attaquent quand elles détectent un bruit, le plus plus petit soit-il.


Anecdotes :

Le budget du film est estimé à 17 000 000 $.

L'actrice Millicent Simmonds qui interprète Regan Abbott, la fille de Evelyn et Lee Abbott est réellement sourde, elle a perdu son audition à cause d’une surdose médicamenteuse à l'âge de douze mois.

Pour le moment Sans un bruit a rapporté plus de 300 000 000 $ à travers le monde.

La société de production du film est Platinum Dunes, une compagnie de production créée par Michael Bay, Brad Fuller et Andrew Form en 2001. spécialisée à l'origine dans les remakes de films d'horreur cultes, Massacre à la tronçonneuse, Amityville, Vendredi 13, Freddy : Les Griffes de la nuit.

Le film a été tourné dans l’État de New York, notamment dans la ville de Pawling ainsi qu'à Little Falls, Beacon et Beacon.


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