Seven

Par Dukefleed
De l'effroi jusqu'à la lie
C’est le grand retour du thriller dans les 90’s autour de 3 films qui font encore date ; à côté de ce film au scénario diabolique du génie du genre David Fincher trône « Le silence des agneaux » et « Usual suspects ». Ici, la mise en scène des meurtres relève de la folie douce. Il fallait écrire cette histoire de serial killer ayant planifié 7 meurtres autour des 7 péchés capitaux des années à l’avance pour tenir dans un espace-temps d’une semaine. Captivant et dérangeant à souhait jusqu’à un climax étouffant dans un climat sec et ensoleillé tranchant avec le reste du film. Un paradoxe !!! La ville dans laquelle se déroule le film est tellement moite, pluvieuse, sombre, crade et inhospitalière qu’elle est un personnage à part complète. Et pour le final, ouais, c’est le retour du soleil et du beau temps et tout cela dans les grands espaces américains. C’est le seul moment où les deux enquêteurs comme les spectateurs ne sont pas enserrés par des rues étroites, des intérieurs inconfortables et des couloirs oppressants… mais où sont les fenêtres dans ce film ??? Aucune scène inutile, tous les éléments sont en place pour fusionner à un moment ; et là, sur la première vision du film, l’effroi marche à 100% Des incohérences que l’on accepte bien volontiers : un chef d’œuvre du genre qui reste très longtemps ancré en tête.

Sorti en 1995
Ma note: 19/20