[FUCKING SÉRIES] : Lost in Space saison 1 : Lost but not desperate

[FUCKING SÉRIES] : Lost in Space saison 1 : Lost but not desperate
(Critique - sans spoilers - de la première saison)
Après la calamiteuse adaptation ciné de 1998, qui voyait des talents certains comme Gary Oldman où William Hurt (on ne parle pas de Matt LeBlanc) se fourvoyer dans un space opera aussi ridicule que boursouflé aux CGI foireux, on avait de quoi frémir à l'idée de voir Netflix, nouvel eldorado de la SF ambitieuse ses derniers mois, s'attaquer à un reboot en bon et du forme de Perdus dans l'Espace, show cultissime des 60's (plus en terres ricaines que par chez nous, il restera à jamais le premier space opera de la télé US, bien avant Star Trek), qui voyait la famille Robinson se lancer dans une quête de " nouvelle Terre " pour l'humanité, à travers la voie lactée.
[FUCKING SÉRIES] : Lost in Space saison 1 : Lost but not desperate

Mais un peu à l'image de ce qu'à pu faire J.J. Abrams sur la saga Star Trek, qui avait modernisé la franchise tout en conservant l'âme et le coeur du matériau original, le duo de showrunner Matt Sazama et Burk Shapless fait définitivement les choses bien en dépoussiérant juste ce qu'il faut la série d'Irwin Allen, pour en faire une agréable aventure SF familiale visuellement à tomber (Neil Marshall et Vincenzo Natali ont signé plusieurs épisodes).

A la fois profondément old school et bien ancrée dans son époque, avec une vision moderne autant de la famille des années 2000 que de la figure féminine (la femme est ici égale à l'homme, et autant capable que lui), fidèle au show d'origine tout en s'offrant sa propre identité - même si le pitch de départ est sensiblement le même - et sa propre mythologie (intrigante, surtout en ce qui concerne le fascinant robot au coeur de l'intrigue), Lost in Space version 2018 offre un spectacle total esthétiquement puissant sans pour autant brader la psychologie de ses personnages, aussi attachants que complexes (mention à la merveilleuse Parker Posey, qui campe un Dr Smith au féminin, mais également le jeune Maxwell Jenkins), et fortement mis à l'épreuve par une pluie de rebondissements (presque) insurmontables, qui ne font que renforcer notre empathie/identification à leur égard.
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Odyssée spectaculaire aussi grisante et épique qu'elle est joliment rythmée (et ce dès son solide épisode pilote), déployant un univers d'une richesse et d'une densité folle, certes pas avare de quelques menus défauts (une certaine prévisibilité et quelques grosses ficeles scénaristiques par-ci, par-là), avec Perdus dans l'Espace, Netflix ne fait pas de la figuration ni de la vulgaire capitalisation d'un produit référencé, et signe un pur divertissement familial efficace et prenant, comme on aimerait en voir plus souvent.

Autant l'avouer tout de suite, on attend de pied ferme l'annonce d'une seconde saison...


Jonathan Chevrier


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