Mary et la fleur de la sorcière

Mary et la fleur de la sorcièreMary: sous produit Ghibli
Ponoc profite de la mise en sommeil de Ghibli avec cette première production et surfe sur la vague du succès de l’esthétisme nippon ; jusqu’à aller pomper le logo des célèbres studios de Miyazaki. Bref ! L’ex disciple du maître, Hiromasa Yonebayashi, vole de ses propres ailes sur ce film. Miyazaki avait écrit le scénario de « Arrietty… » ; poésie nippone bien présente sur ce dernier mais bien trop clairsemé sur cet opus. Comme quoi, petit scarabée (le premier film de Yonebayashi) a encore beaucoup à apprendre ; plutôt à créer. Car réciter gentiment sa leçon, ce film y parvient : l’esthétisme est fidèle au genre, l’histoire construite comme un conte initiatique répond aux dictats de film d’animation nippon ; mais il s’éloigne trop peu des productions précédentes, ce qui lui donne un goût de déjà-vu. Les scènes de poursuites présente dans « Chihiro » et dans « Ponyo » ; la directrice d’Endor est une parfaite copie de la Yababa de « Chihiro » ; l’université Endor rappelle trop Poudlard… une redite un peu fourre-tout. La magie présente sur tous les films cités fait cruellement défaut ici. De plus au terme du film, on a du mal à savoir ce que le réalisateur a cherché à nous raconter. Le jeune public, plus de 7 ans tout de même car certaines scènes sont dures, va adhérer malgré tout ; les histoires de magie les passionne. Les adultes resteront au bord du chemin.
Sorti en 2018
Ma note: 9/20