[CRITIQUE] : Laissez Bronzer les Cadavres

[CRITIQUE] : Laissez Bronzer les Cadavres
Réalisateur : Hélène Cattet et Bruno Forzani
Acteurs : Elina Löwensohn, Stéphane Ferrara, Bernie Bonvoisin,...
Distributeur : Shellac
Budget : -
Genre : Thriller, Action.
Nationalité : Français, Belge.
Durée : 1h30min.

Synopsis :

La Méditerranée, l’été : une mer d’azur, un soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande! Ils ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises et deux flics vont contrecarrer leur plan : ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer en un véritable champ de bataille… impitoyable et hallucinatoire !


Critique :


#LaissezBronzerlesCadavres ou 1 trip complètement hallucinant, aussi primal que radical, digne de la plus violente & jubilatoire des poésies pic.twitter.com/s3op3ITE1s— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) October 10, 2017

Avant que Julia Ducourneau ne veinne mettre son grain de sel dans le game, c'est avant tout et surtout les talentueux Hélène Cattet et Bruno Forzani qui ont mis un sacré coup de burin dans les bourses du cinéma de genre francophone qui en avait bien besoin, avec deux lettres d'amour certes un poil bancales, mais - surtout - furieusement sincères, originaux, et ambitieuses, au giallo cher aux rois Lucio Fulci et Mario Bava.

Quatre ans - déjà - après leur précédent essai, le duo est de retour avec un projet encore plus imposant : Laissez Bronzer les Cadavres, adaptation débordant sensiblement du cadre, du court roman éponyme de Jean-Patrick Manhcette et Jean-Pierre Bastid; belle promesse d'un polar musclé et politiquement incorrect.
[CRITIQUE] : Laissez Bronzer les Cadavres

Nouvel objet onirico-sensoriel fantasmagorique complètement hallucinant, fleurant aussi bien le cinéma bénit des 80's que celui plus décomplexé des 70's, le métrage est un véritable OFNI du bon gout (comme le Free Fire de Ben Wheatley, sorti plus tôt dans l'année), aussi primal que radical, une proposition de cinéma excentrique, digne de la plus violente et jubilatoire des poésies.

En s'appuyant sur un pitch nébuleux de polar nerveux cédant gentiment mais sûrement sa place à un western spaghetti sanglant façon huis clos en plein air, littéralement transcendé par une mise en scène stylisée à mort et foisonnante d'idées (une habile et immersive utilisation des artifices temporels qui rattrapent une caractérisation des personnages limitée et une durée un poil longuette); le duo s'échine à signer une oeuvre encore plus fétichiste et plastiquement démente que les précédentes, férocement référencé (Leone en tête) et maitrisé.
[CRITIQUE] : Laissez Bronzer les Cadavres

Avec son casting de vraies trognes totalement offertes au film, son montage qui dynamite la rétine (un brillant travail sur les différents points de vue d'un même évènement) et une inventivité de chaque plan qui force considérablement le respect; Laissez Bronzer les Cadavres est un sommet de générosité, tripant et foutraque à mort, qui transpire l'amour du cinéma bis - et surtout rital.

Un vrai produit d'artisan, honnête et rigoureux, comme il en existe trop peu dans le paysage hexagonal...


Jonathan Chevrier


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