Personnage : dépeindre un escroc

Par William Potillion @scenarmag

N’importe quel voyou peut s’emparer d’une arme et vous voler mais il faut un véritable talent pour être un escroc.
Lorsqu’un auteur souhaite intégrer dans son histoire un tel personnage, il doit se souvenir qu’il est quelqu’un que l’on qualifierait de flamboyant.

Son activité principale est l’arnaque. L’arnaque est un crime non violent. Globalement, il s’agit d’une supercherie intentionnelle. On y trouve des éléments de dissimulation, de corruption ainsi que de déformation des faits.
Et tout cela dans le but de s’approprier la propriété d’autrui.
Et le plus remarquable dans ce mode opératoire, c’est qu’il est facilité par la victime elle-même qui coopère volontairement à cette escroquerie tout en ignorant qu’elle est à la fois le sujet et l’objet d’une filouterie.

Une victime culpabilisée

De peur d’être exposée au grand jour et de ne pas assumer la honte de s’être fait ainsi avoir, la victime garde souvent le silence sur sa mésaventure. Parfois, elle ne se rend même pas compte qu’il y a eu escroquerie (les faits divers réels ne manquent pas d’exemple).

Ce qui motive l’escroc est bien évidemment l’argent. Et pour en obtenir toujours plus, il déploiera des trésors d’intelligence et d’énergie. On peut dépeindre un tel personnage comme excentrique, extraverti et enthousiaste. Ces qualités attirent le regard et piègent une victime potentielle dans les rets de cet artiste du maquignonnage.

L’escroc est un être non violent. Il n’utilisera jamais la force, ni la menace (sauf si elle fait partie du plan) pour mener à bien son vol prémédité.
Arrête-moi si tu peux qui conte l’histoire de Frank Abagnale est un exemple parfait de ce type de personnage (bien qu’il soit un peu plus compliqué de parler de vol dans son cas, plutôt d’usurpation de fonctions).

L’escroc sait profiter des situations. Le plus simple est de s’inspirer non seulement des faits divers actuels mais aussi de l’histoire des escrocs les plus célèbres tels que Charles Ponzi dont beaucoup d’escrocs notoires ont repris le procédé frauduleux.

La cupidité est le point faible de l’escroc

Lorsqu’un escroc monte une arnaque, il doit savoir s’en retirer à temps. S’il persiste, il se fera prendre à son propre piège.
Sinon, pour trouver son inspiration pour décrire un tel personnage, l’auteur peut aisément s’en remettre aux faits divers autant du passé qu’actuels.