![[CRITIQUE] : Les Proies [CRITIQUE] : Les Proies](https://media.focus-cinema.com/i/846/8468303/critique-proies-L-tExYTa.jpeg)
Réalisateur : Sofia Coppola
Acteurs : Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Colin Farrell, Elle Fanning,...Distributeur : Universal Pictures International France
Budget : -
Genre : Drame, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h33min.
Synopsis :
En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d'un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu'elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l'atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu'à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous.
Critique :
Poème pictural à la réalisation léchée, #LesProies est un remake aussi élégant et prenant que sage d'une oeuvre vénéneuse et subversive pic.twitter.com/onzLMtQace— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) 23 août 2017
Qu'on se le dise, et ce même si son dernier long métrage n'a pas fait bander plus que cela critiques et spectateurs en salles, la jolie Sofia Coppola n'a strictement plus rien à prouver à personne.
Une grande cinéaste donc qui, à l'instar de son glorieux pater, l'immense Francis Ford, n'aura pas forcément bien négocié le virage des années 2010, elle avec le sympathique mais plat Somewhere (qui permit tout de même de révéler l'excellente Elle Fanning) et le moyennement bandant The Bling Ring; lui avec le ronflant Tétro et le gros tâcheron intersidéral Twixt (avec Val " Gérard Depardieu " Kilmer).
Relecture un brin scolaire d'une péloche hautement subversive et ambigu, contant l'arrivée troublante, en pleine guerre de Sécession, d'un soldat blessé au sein d’un internat de jeunes filles; The Beguiled en v.o, prend décemment le part d'offrir une vision féminine pertinente du film original, à travers un canevas imposant de portraits de femmes tourmentées par le désir masculin et les fantasmes aux plurielqu'il peut susciter (incarné par un Colin Farrell, Eastwood du pauvre pas charismatique pour un sou en menace/moteur du récit).
En revanche, on pourra décemment reprocher à la belle Sofia, de ne jamais prendre position envers ses personnages (qu'elle ne juge pas), ou même de botter en touche face à toute potentielle envolée transgressive ou déstabilisante, en misant sur une pudeur et un masque d'innocence séduisant mais point mordant.
Un bon - et court - moment de cinéma, mais pour le retour en grâce toutefois, on repassera.
Jonathan Chevrier