[CRITIQUE] : It Comes At Night

[CRITIQUE] : It Comes At Night
Réalisateur : Trey Edward Schults
Acteurs :  Joel Edgerton, Riley Keough, Christopher Abbott, Carmen Ejogo,...
Distributeur : Mars Films
Budget : -
Genre : Epouvante-Horreur, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h37min.

Synopsis :

Alors que le monde est en proie à une menace terrifiante, un homme vit reclus dans sa propriété totalement isolée avec sa femme et son fils. Quand une famille aux abois cherche refuge dans sa propre maison, le fragile équilibre qu'il a mis en place est soudain bouleversé


Critique :

Brillant thriller psychologique, #ItComesAtNight est un petit bijou d'épouvante, un concentré de terreur primale séduisant et oppressant pic.twitter.com/qHkTiM5pjk— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) June 16, 2017

Au sein d'une année ciné 2017 totalement vampirisé par le brillant (cocorico !) Grave et les classiques instantanés Split et Get Out, le cinéma de genre semble pourtant plus en forme que jamais; pas un mal vu le virage chaotique qu'il a entrepris peu après le début des années 2010.

Quelques semaines après l'étonnant The Jane Doe Identity, le bien nommé It Comes At Night débarque dans des salles obscures hexagonales qui, justement, ne demandent qu'à le devenir plus que de raison.

[CRITIQUE] : It Comes At NightSecond long métrage de Trey Edwards Schults, papa de l'excellent Krisha et, de loin, le jeune cinéaste le plus prometteur du cinéma horrifique ricain depuis Lucky McGee, pour lequel il se paye le férocement mésestimé Joel Edgerton; It Comes At Night est un pur thriller psychologique, un formidable huis clos post-apocalyptique citant amoureusement les plus belles oeuvres du fantastique gothique.

Véritable pépite paranoïaque à l'ambiance anxiogène et glauque, Schults nous trimballe avec maestria au milieu des bois, une fôret ou les démons qui assaillent une pauvre famille de rescapés, ont un visage bien humains.

[CRITIQUE] : It Comes At NightTraitant frontalement son sujet - la peur de la contamination, qui bouffe un à un les protagonistes - puisqu'il annonce dès le départ la couleur, Schults inscrit son intrigue dans un fantastique très naturaliste, et fait naitre le malaise autant par la force d'une mise en scène épurée, que par son habileté à jouer avec l'art du hors-champ - bien aidé également, par une musique sonore au diapason.

Vrai film d'auteur (ce qui le rapproche de l'autre hit du studio A24, The Witch) humble et esthétiquement remarquable (la précision et la minutie des cadres frisent la perfection), It Comes At Night est un petit bijou d'épouvante, un concentré de terreur primale séduisant et oppressant, formidablement interprété par un casting impliqué jusque dans son étouffant et viscéral épilogue.
L'impression d'assister autant à la confirmation de la renaissance du cinéma d'épouvante, qu'à la naissance solide d'un cinéaste dont on n'a décemment pas fini de parler...


Jonathan Chevrier


[CRITIQUE] : It Comes At Night

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Critique : It Comes At Night de Trey Edward Shults
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