Dimanche 27 novembre au Ciné Mourguet, avant première de Wolf and sheep en présence de la réalisatrice

Par Journal Cinéphile Lyonnais @journalcinephil

Dimanche 27 novembre à 20h00, le  Ciné Mourguet propose en avant première, Wolf and sheep, film très remarqué à la Quinzaine des Réalisateurs lors du dernier festival de Cannes. La jeune réalisatrice afghane Shahrbanoo Sadat sera présente pour échanger avec le public.

« La jeune Shahrbanoo Sadat, en nous immergeant dans ses propres souvenirs d’enfance via un habile mélange de réalisme intimiste et de poésie, apparait comme le renouveau du cinéma afghan.  »  www.cineseries-mag.fr

Informations pratiques
Ciné Mourguet 15 rue Deshay, 69110 Sainte Foy Les Lyon
Bus C19 – Arrêt Ste Foy Mairie, Bus 49 – Arrêt Ste Foy Châtelain. À 10 minutes de Perrache ou Francheville Taffignon
Bus 90 – Arrêt Ste Foy Châtelain, À 30 minutes de Gare de Vaise

Site internet : www.cinemourguet.com

Wolf and sheepDe Shahrbanoo SadatAvec Sediqa Rasuli, Qodratollah Qadiri, Amina Musavi plusAfghan, Danois, Français, Suédois, 2016, 1h26Date de sortie 30 novembre 2016SynopsisDans une région éloignée d’Afghanistan, les gens croient dur comme fer aux histoires qu’ils inventent pour expliquer les mystères du monde. La montagne appartient aux enfants bergers. Bien que les adultes ne les surveillent pas, ils suivent les règles, la principale étant que garçons et filles ne doivent pas être ensemble. Les garçons s’entraînent à la fronde avec l’espoir d’effrayer les loups, les filles fument en secret et jouent à se marier. Elles se moquent et tiennent à l’écart Sediqa, 11 ans, qu’elles tiennent pour maudite. Qodrat, 11 ans, devient lui aussi le sujet des commérages quand sa mère se remarie avec un homme âgé qui a déjà deux épouses. Et un jour, il rencontre Sediqa… Shahrbanoo Sadat Shahrbanoo Sadat est une jeune cinéaste née à Téhéran de parents afghans en exil qui sont revenus vivre dans leur pays d’origine au début des années 2000, dans un village reculé du centre du pays, Bamyan, où il n’y avait ni électricité ni école pour les filles. A cette époque la cinéaste se sent rejetée par les villageois du fait de sa mauvaise vue, son accent différent et la réputation de son grand-père qui était en contact avec les morts.Elle s’est ensuite installée à Kaboul, où elle vit toujours. Son premier court métrage a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2011. En 2013, elle a crée sa société de production Wolf Pictures. Wolf and Sheep a été développé à la Résidence de la Cinéfondation du Festival de Cannes en 2010, Shahr – 20 ans à l’époque – était la plus jeune réalisatrice jamais sélectionnée.

La réalisatrice parle de son enfance à Bamyan et de son envie de cinéma :

« Je repense aujourd’hui avec fierté à cette période difficile pour moi. Ces années m’ont beaucoup appris sur la société afghane. À 18 ans, je suis partie à Kaboul. J’y ai étudié le cinéma et commencé à réaliser des films. Ma volonté de faire le portrait d’un Afghanistan complexe me distingue de mes compatriotes cinéastes, mais cela ne me gêne plus. Je veux débarrasser mon pays des clichés et montrer à quel point sa culture est riche au moyen d’images encore inédites. »

A propos du filmWolf and Sheep est censé se dérouler à Bamyan mais il n’a pas été possible d’y tourner pour des raisons de sécurité avec une équipe technique venue de différents pays, en particuliers du Danemark. Aussi, il a été tourné au Tadjikistan, au Nord de la frontière afghane, où le paysage ressemble au centre de l’Afghanistan. Comme les maisons y sont différentes et les gens y ont un autre accent, la production a décidé de construire tout un village et faire venir des acteurs afghans (pour lesquels il a été particulièrement compliqué d’obtenir un visa auprès de l’ambassade tadjike).Visualiser la bande annonce