[CRITIQUE] : Jack Reacher : Never Go Back

[CRITIQUE] : Jack Reacher : Never Go Back

Réalisateur : Edward Zwick

Acteurs :Tom Cruise, Cobie Smulders, Robert Knepper, Aldis Hodge,...
Distributeur : Paramount Pictures France
Budget : -
Genre : Policier, Thriller, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h58min.

Synopsis :

Jack Reacher est de retour, prêt à tout pour obtenir justice. Susan Turner, qui dirige son ancienne unité, est arrêtée pour trahison : Jack Reacher ne reculera devant rien pour prouver l'innocence de la jeune femme. Ensemble, ils sont décidés à faire éclater la vérité sur ce complot d'État.


Critique :

Exit le polar intense qu'incarnait le premier #JackReacher, #NeverGoBack est une série B pur jus, bancale et prévisible mais généreuse pic.twitter.com/ggk6KKVIE7— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) 19 octobre 2016


La presse s'est un peu trop vite amusé à enterrer Jack Reacher lors de sa sortie en salles il y a près de quatre ans maintenant, au point que la Paramount, consciente de son maigre buzz positif, songeait déjà à mettre un terme à une franchise pourtant lucrative et alléchante sur le papier.

Par chez nous, on avait plutôt apprécié la chose, petit thriller old school et nerveux, sorti tout droit des 70's et rendant encore plus charismatique un Tom Cruise que l'on avait rarement vu aussi badass (notre critique ici).
[CRITIQUE] : Jack Reacher : Never Go Back

Non content d'avoir in fine réussie à se rentabiliser et même à s'offrir un joli petit succès d'estime (218M$ de recette pour 60M$ de budget), le film de Christopher McQuarrie - en charge du prochain Mission : Impossible après le merveilleux Rogue Nation -, a donc vu sa cote grimper considérablement au sein des grosses pontes de la major (ainsi que chez Skydance), au point de se voir offrir une suite, inspirée du 18ème tome de la saga Jack Reacher : Never Go Back.

Exit donc McQuarrie et bonjour Edward Zwick, qui avait déjà dirigé Cruise dans le formidable Le Dernier Samouraï, mais surtout la craquante Cobie Smulders en sidekick de luxe, et que l'on rêvait déjà comme l'égal de la belle Rebecca Ferguson, qui tenait la dragée haute à Cruise/Hunt dans Rogue Nation.

Si le premier opus avait tout du pur vigilent flic sombre au justicier expéditif et charismatique, il est vrai maladroitement un brin coincé le cul entre deux chaises entre le polar noir des 70's et l'actionner bourrin et réfléchit de la fin des 80's/début 90's (le tout saupoudré d'une intrigue beaucoup trop étirée sur la longueur); Never Go Back en revanche, toujours tronqué par une longueur/lenteur presque abusive (l'une des maladies du film de McQuarrie), épouse quand à lui plus volontiers son statut de série B aussi simpliste et minimaliste que purement jouissif, au sein d'une accumulation de courses-poursuites et autres scènes de bastons hautement divertissantes, à défaut d'être véritablement mémorables.


[CRITIQUE] : Jack Reacher : Never Go Back

Après une ouverture clin d'oeil (Reacher en peine séance quotidienne de cassage de poires dans parking), le film de Zwick dénoue tranquillement mais surement les ficelles d'une enquête militaire aussi peu inspirée que peu trépidante, englué dans une complexité narrative un brin inutile (contexte géopolitique actuel et trauma de la guerre en Afghanistan) tant l'histoire est d'une prévisibilité presque gênante, même dans ses rebondissements les plus " pensés ".

Moins intense même si mieux emballé que Jack Reacher premier du nom, fragilisé par de vraies maladresses narratives (au hasard, la sous-intrigue façon drama familial, avec la fille de Reacher, censé humaniser - à tort - le héros), mais porté par de jolis moments de cinéma (le final, en plein carnaval des morts à la Nouvelle-Orléans) et un Tom Cruise autant monolithique qu'iconique; Jack Reacher : Never Go Back, action/vigilante un cran au-dessus du DTV de luxe - mais un cran en dessous du blockbuster estival -, ou une suite que personne ne quémandait certes, mais que l'on est tout de même bien content de mirer, en bons amateurs de péloches qui bastonnent que nous sommes.


Jonathan Chevrier


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