[Ciné Débat] Mardi 11 octobre, Une Séparation, à l’université Lyon 2

Par Journal Cinéphile Lyonnais @journalcinephil

Esprits Critiques  propose mardi 11 octobre une séance de ciné-débat particulière. En effet, le film projeté sera « Une séparation », et plutôt que de se focaliser sur le sujet du film et ce qu’il permet de dégager, pendant le débat nous nous interrogeront  sur les conditions de réalisation de ce film. Afin que chacun puisse participer au débat, Esprits Critiques fournira quelques détails.Information pratiquesMardi 11 septembre à 18h30
A l’université Lumière Lyon 2, 86 rue Pasteur
Contact : contact@espritscritiques.fr
Une séparation DeAsghar Farhadi AvecLeila Hatami, Peyman Moaadi, Shahab Hossein
Iran, 2011,2H03 Ours d’or et l’Ours d’argent pour l’ensemble des interprètes au Festival de Berlin Synopsis  Lorsque sa femme le quitte, Nader engage une aide-soignante pour s’occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l’accord de son mari, un homme psychologiquement instable…
« Une séparation est une réussite éclatante, un chef-d’œuvre qui devrait faire taire tous les sceptiques et justifie amplement la valeur « artistique » de son prix berlinois. Le film met en scène une tragédie du quotidien avec une rage, une sécheresse et une précision qui forcent le respect. La fameuse « séparation » du titre est ainsi consommée dès les premières minutes, lors d’une première scène magnifique, très frontale, qui donne immédiatement le ton. Le couple Nader et Simin s’y déchire devant le regard froid d’un fonctionnaire qui, par le biais de la caméra, devient aussi notreregard. Elle veut fuir l’Iran, devenu invivable, pour élever sa fille dans les meilleures conditions ; lui veut rester dans son pays et près de son père malade. On devine qu’ils s’aiment encore, mais aussi que leur union est condamnée par des contradictions indépassables, dans lesquelles ils se débattent comme en des ornières. Tout le film est déjà là : chaque personnage a ses raisons, bonnes ou mauvaises, d’agir comme il le fait. La suite suggère que cette anecdote minuscule (un couple se déchire), tel un fatum, est en fait le point d’un départ à une série de drames de plus en plus nombreux et de plus en plus inextricables, dans une logique « boule de neige ». Le spectateur suit le film entier la gorge serrée, une boule au ventre, impuissant devant cet engrenage qui piège progressivement les personnages dans leurs propres mensonges et leurs propres faiblesses. » avoir-alire.com