[critique série] daredevil, saison 2

[CRITIQUE SÉRIE] DAREDEVIL, SAISON 2FICHE TECHNIQUE

  • Sortie : 10 avril 2015
  • Titre original : -
  • Créateurs : Drew Goddard
  • Acteurs : Charlie Cox, Jon Bernthal, Elden Henson...
  • Compositeur : John Paesano
  • Genre : La Punition du Ninja
  • Pays : Amérique
  • Durée : 50 minutes/épisode
  • Statut : 2 saisons (en cours)

Après avoir salement morflé en 2015, Daredevil est de retour. Netflix et Marvel ont laissé le justicier aveugle en mode glandouille pendant quelques mois, le temps pour eux de s'occuper du cas Jessica Jones, mais ce repos s'est vite terminé. Alors après ce congé payé, que vaut cette resucée ?

Ce n'est pas compliqué, et le verdict est sans équivoque : cette suite détrône la pourtant excellente première saison. Que ce soit en terme d'action, d'histoire ou de personnages, cette nouvelle aventure du Démon de Hell's Kitchen efface beaucoup de points noirs qu'on trouvait chez son aînée, tout en gardant ce qu'on pouvait adoré (sans pour autant devenir sublime hélas).

A commencer par Foggy Nelson ( Elden Henson) et Karen Page ( Deborah Ann Woll), les deux comparses de Matt Murdock ( Charlie Cox, toujours aussi à l'aise). Personnages plutôt insipides et peu intéressants l'année d'avant, ils ont cette fois plus d'aplomb, et sont d'une importance capital dans l'évolution du héros (parfois même un peu trop concernant Karen Page : elle est partout ça en devient irritant !).

Les doutes et les convictions de Matt Murdock sont une fois de plus parfaitement mis en avant, là aussi grâce à deux personnages radicalement différents : le bourrin Punisher et la ninja Elektra. Ces deux nouveaux apportent une consistance non négligeable à Daredevil le héros, en plus d'une trame scénaristique en deux étapes passionnantes. Enfin, presque passionnantes.

Sans l'ombre d'un doute, la partie du Punisher est un quasi sans faute. Même si la formule est ultra-classique et usée jusqu'à l'os (une forme dure pour un fond tendre), cet arc scénaristique propose avec une habilité étourdissante un actionner pur et dur d'une violence assez crue (ça gicle parfois sévère, voir la scène de la prison !) avec une série judiciaire accrocheuse de bout en bout (un procès prenant grâce à de nombreux rebondissements). Et tout ça, c'est servi par l'interprétation impeccable de Jon Bernthal. Un détail important, car du côté d'Elektra, c'est une autre paire de manche à cause justement de son actrice...

C'est difficilement descriptible, mais Elodie Yung a un petit quelque chose d'insupportable. La femme qui prête ses traits à Elektra horripile dans presque toutes les scènes (qu'elles soient dramatiques ou comiques), et ce lien qu'elle a avec Matt Murdock donne une sévère poussée d'urticaire. Leur passé, chargé en émotion, empêche le héros de lui envoyer une bonne patate dans son " joli " minois, et ça en devient très frustrant. De plus, le retour improbable d'un personnage - lié à tout ce merdier - est consternant de facilité. Heureusement, l'histoire concernant la " ninja " apporte son lot d'ennemis coriaces, fournissant ainsi des séquences d'action excitantes, et une évolution mystique (certes bancale) dans le récit qui peut se répercuter de manière intéressante dans l'univers des futures séries de Netflix.

Et justement, concernant les scènes d'action, le travail est moins brouillon mais toujours aussi féroce que la saison 1. Ça reste un peu cheap à certains moments, mais l'énergie déployée dans ce domaine est à saluer (l'effet plan séquence de l'épisode 3 est quand même foutrement pas mal !). En soit, ça reste bien bourrin, en faisant presque l'apologie de la violence, alors que, justement, la série tente de la condamner. Drôle de moyen d'y parvenir !

[CRITIQUE SÉRIE] DAREDEVIL, SAISON 2POUR LES FLEMMARDS : Clairement réussie en terme d'action, d'élaboration des personnages et pour tout le côté du Punisher, la série pêche hélas un peu pour le côté (insupportable) d'Elektra, trop inégal.

Bande-annonce de Daredevil, saison 2 :