Comics en vrac : Walking Dead, Batman, Wytches, Deadly Class

Par Fredp @FredMyscreens

Avant de s’intéresser le mois prochain aux comics à offrir ou à s’offrir pour les fêtes, petite revue des comics sortis ces dernières semaines et qui méritent un coup d’oeil, attention, ils sont sombres et violents !

A peine quelques semaines après un tome plutôt décevant en grande partie centré sur Carl, voilà déjà le 25e numéro de Walking Dead qui revient cette fois sur Rick avec le retour de Michonne et la menace toujours présente de Negan. Cette fois le rythme est mieux réparti entre les différents personnages et l’auteur continue de nous montrer comment la vie a presque pu reprendre son cours avec une société civilisée qui peut vite atteindre ses limite mais se montre bien intéressante. L’équilibre est ici plus réussi mais Carl, que l’on commençait à apprécier avec son ôté mature devient finalement une cause bête de conflit et d’aventures dont on aurait pu se passer. Si la remise en contexte est intéressante, on attend pourtant toujours que l’intrigue décolle avec de vrais moments de tension et après 3 tomes d’exposition de cette nouvelle donne, on espère que cela va s’accélérer à la prochaine lecture, ce que l’épilogue nous entraîne vraiment à croire.

Après un premier tome test concluant, Urban Comics enchaîne et nous propose déjà le second de Deadly Class qui permet à Rick Remender d’approfondir le passé de certains personnages de l’entourage de Marcus tout en montrant déjà quelques conflits entre ces différents personnages à fort caractère. Le rythme est là jusqu’à un assaut meurtrier final particulièrement intense. Maintenant l’ambiance 80′s et punk ne constitue plus le seul intérêt du comics puisque nous nous sommes attachés à ces personnages complexes aux aventures qui sortent de l’ordinaire et sont parfois relativement imprévisibles pour le pire (cette idée grotesque de la chiasse du héros) comme pour le meilleur. Remender s’éclate et aux dessins, Craig Wes est toujours aussi efficace ! Vivement la suite !

7e tome pour le Batman de Scott Snyder et Greg Capullo qui voit le retour du Joker ! Après une menace qui tombait un peu à plat dans le 4e tome qui avait en plus le défaut d’arriver après la grande saga des Hiboux, le plus grand ennemi de Batou vient donc encore faire des siennes à Gotham, contaminant toute la population qui se lance aux trousses de l’homme chauve-souris. Reprenant des éléments de ses sagas précédentes pour en faire une sorte de conclusion, le Joker est donc ici mieux travaillé plus logique et toujours aussi taré et imprévisible avec une histoire un peu plus à la hauteur de ce que l’on attendait.
Cependant Snyder s’emmêle un peu les crayons en recourant trop souvent aux flashbacks inutiles remontant parfois seulement à quelques heures avant les événements décrits, désamorçant alors régulièrement toute tension et action. On perd régulièrement en rythme et en continuité et c’est bien dommage car le récit avait plus de potentiel pour être épique et dramatique. Mais si l’auteur a les yeux plus gros que le ventre, ce n’est pas le cas du dessinateur qui est toujours aussi bon aux crayons et dont on apprécie le trait et le découpage à chaque page. On passera par contre plus rapidement sur les petites histoires de la seconde partie du tome pour rendre le Joker encore plus flou, sans grand intérêt.

Snyder toujours avec Wytches. Après avoir revisité le mythe du vampire, l’auteur continue son boulot en creator owned avec les légendes entourant les sourcières qu’il voit évidemment d’une toute autre façon, comme des créatures millénaires qui profitent des envie de certains prêts à sacrifier leur entourage pour obtenir quelque chose. Avec un ton très personnel, il s’intéresse donc à une famille qui a affaire à ces étranges et horribles créatures et si l’horreur est bien là, l’essentiel est surtout une belle histoire entre une fille maudite et son père qui va tout faire pour la sauver. C’est bien cet aspect qui nous fait accrocher au comics dont le contexte et l’histoire reste tout de même presque prévisible. Mais on n’oubliera pas le travail de Jock qui imprime au crayon une atmosphère torturée au récit qui lui sied à merveille. A découvrir.